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Lire :
De Bourneville à la sclérose tubéreuse
Un homme une époque une maladie
J. Poirier
JL Signoret
Flammarion ed
 
 
Biographies de neurologues
 
Nouvelle Iconographie de La Salpêtrière
 
 L'histoire des neurosciences à La Pitié et à La Salpêtrière J Poirier
The history of neurosciences at La Pitié and La Salpêtrière J Poirier
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 mise à jour du
14 juillet 2005
Desiré Magloire Bourneville
21 octobre 1840 à Garancières - 1909 à Paris
 
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Désiré Bourneville est né à Garencières, en Normandie. En 1859, sur les conseils de Louis Delasiauve, chef de service à l'hospice de Bicêtre, il commence ses études de médecine pendant lesquelles il sera interne (1865) aux hôpitaux de Biceêre, La Salpêtrière, Saint-Louis et la Pitié. Il devient l'assistant du professeur JM Charcot et publie un "Mémoire sur les anomalies physiques de dégénérés". Il est volontaire pour porter assistance aux victimes de l'épidémie de choléra qui ravage Amiens en 1866. Il en sera fait citoyen d'honneur de la ville et médaillé pour son dévouement. Il soutient sa thèse en 1870.
 
Pendant la guerre de 1870, il est chirurgien au 160° bataillon de la Garde Nationale. Pendant la Commune de Paris en 1871, Il intervient personnellement pour sauver de l'éxécution plusieurs de ses patients et néanmoins ennemis politiques. A partir de 1879, il est médecin de l'hospice de Bicêtre et dirigera jusqu'en 1905 "la Fondation Vallée" consacrée aux enfants atteints de retards mentaux. Il fonde la première école spécialisée qu'il ouvre sur la vie de la cité chaque dimanche en créant un orchestre d'enfants déficients, épileptiques ou spastiques.
 
Dès 1870, il collabore au "Journal des maladies mentales" et à "La médecine contemporaine". En 1873, Bourneville fonde le journal "Le Mouvement Médical", en 1880 "Les Archives Neurologiques" ainsi que "l'Iconographie photographique de la Salpêtrière, service du Pr Charcot". Il est rédacteur de nombreux ouvrages des travaux de Jean-Martin Charcot et de "La revue photographique des hôpitaux". Charcot considérait Bourneville comme son fils et les adversaires de ce dernier le surnommaient le « mamelouk » de Charcot.
 
Bourneville dirigea la "Bibliothèque diabolique" où parurrent des ouvrages sur "les possédés".
 
Il est à l'origine de la création de la première école d'infirmières, de la rénovation des services d'accouchements des hôpitaux, des services d'isolement des contagieux. Son engagement politique (siège au conseil municipal de Paris, membre de l'Alliance Républicaine) n'est pas étranger à son combat pour la laïcisation des services hospitaliers, la suppression des aumoniers, et se déclare partisan de la crémation. Il écrit "Le manuel pratique de l'infirmière et de la garde malade". Député du V° arrondissement de Paris il est battu aux élections de1889. Il meurt en 1909, incinéré au Père Lachaise.
 
Ses travaux médicaux ont porté sur le crétinisme goitreux, le mongolisme, l'épilepsie et son nom reste attaché à La Sclérose Tubéreuse.
 
Bibliographie :
 
Bourneville, la médecine mentale et l'enfance, Jacqueline Gateaux-Mennecier, Paris L'Harmattan, 2003 (1ère éd. 1989), Ouvrage présenté devant l'Académie nationale de médecine. ISBN : 2-7475-3864-8 • 324 pages •
 
« Bourneville, humaniste et réformateur », Jacqueline Gateaux-Mennecier, Revue du Praticien,Tome 52, n°15, mars 2002
 
J.Gateaux-Mennecier, « L'oeuvre médico-sociale de Bourneville », Histoire des sciences médicales, Organe officiel de la Société Française d' Histoire de la Médecine, Tome XXXVII, n° 1, 2003.
 
Sur les liens entre médecine mentale, darwinisme social et psychologie naissante :
Jacqueline Gateaux-Mennecier, La débilité légère, une construction idéologique, Paris, Editions du CNRS, 1990, 144 p, rééd. 2001.
 
Sur la nomenclature de l'OMS et les représentations collectives de la norme:
J. Gateaux-Mennecier, « Le handicap : l'ordre des choses » In (G.LANGOUËT Coord), Observatoire de l'Enfance en France, L'enfance handicapée en France, Coll. L'Etat de l'Enfance en France, Paris Hachette, 1999,157-190.
 
J. Gateaux-Mennecier, « Les constructions sociales de l'enfance à problèmes » In Regards croisés sur la santé, Itinéraires de recherche en Anthropologie et en Sociologie de la santé (D. Carricaburu et P. Cohen coord.) Innovations et Sociétés, Paris L'Harmattan, n° 2, 2002
 
 archives neurologiques

Bourneville was the son of a small Normandy landowner in the little village of Garancières (Eure). He studied medicine in Paris. During a severe cholera epidemic in Amiens, in 1866, he volunteered his services and worked so tirelessly that at the end of the siege he was presented with a gold watch which bore an inscription expressing the city's gratitude. This was his first official recognition. During the franco-Prussian war he volonteered as surgeon in the 160th bataillon of the Garde nationale. Later he became assistant medical officer at the field hospital of the Jardin des Plantes and finally-even though he was a well-established physician-resumed his internship at the Pitié which then was covered by fire from German artillery. When Paris was under the Commune in 1871, the violent revolutionaries wanted to execute their wounded political enemies, but Bourneville, by virtue of his authority and with great courage effectively resisted their demands.
 
Bourneville's medical schooling and lines of thought were influenced by his close association with other leading physicians of his time, among them Noël Pascal, Claude Bernard, and the psychiatrist Delasiauve, who was his teacher. He began in 1872 the editing of Charcot's Leçons sur les maladies dit système nerveux faites à la Salpêtrière (Paris, Delahaye, 1872-73). He founded La progrès médical in 1873, and, under the patronage of Charcot, the Archives de neurologie in 1880. Most of Bourneville's papers were published in the Recherches cliniques et thérapeutiques sur l'épilepsie, l'hystérie et l'idiotie.
 
Bourneville's name is linked with our knowledge of tuberous sclerosis (Bourneville's disease), which he established as a morbid entity. Almost simultaneously the disorder was described by Hartdegen, who called it "glioma gangliocellulare cerebri congenitum." Bourneville also made a number of significant clinical contributions to the problems of myxedema and cretinism.Stimulated by English work on mongolism, Bourneville, at the turn of the century, contributed a series of articles on this subject. He was physician to the pediatric service of the Bicêtre from 1879 to 1905; after reaching the legal retirement age he remained in charge of the Foundation Vallée at the Bicêtre. He founded the first day school for special instruction of defective children in Paris, a movement which later took hold in many countries. On Saturdays he held open-house at the Bicêtre in which his charges performed exercises and dances to the accompaniment of a band composed of idiots, epileptics, and spastics; the trombonist had wooden legs.
 
No wonder that Bourneville was celebrated as the leading continental authority on all that concerned mentally abnormal children and was acknowledged as a great psychiatrist and scholar, whose modesty and brilliance commanded both love and respect.
 
Among French physicians Bourneville stands out as embodying fully the French ideal of un homme de pensées et d'actions. He combined the rare virtues of a thinker who adhered unswervingly to his convictions and a man who never hesitated to put his thoughts into action. He was councilman at Paris in 1876 and deputy in 1883. It is readily understandable that his reforming zeal involved him frequently in differences with his colleagues and exposed him to attacks by the clerical party. But when he died at the age of sixty-nine, his funeral was an occasion in which the profession, the Government and the people participated with equal mourning.
 
Clemens E. Benda Waverley, Massachusetts (Haymaker (W.) - The founders of neurology. 1970 p410)
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