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- Désiré Bourneville est
né à Garencières, en
Normandie. En 1859, sur les conseils de Louis
Delasiauve, chef de service à l'hospice
de Bicêtre, il commence ses études
de médecine pendant lesquelles il sera
interne (1865) aux hôpitaux de
Biceêre, La Salpêtrière,
Saint-Louis et la Pitié. Il devient
l'assistant du professeur JM Charcot et publie
un "Mémoire sur les anomalies physiques
de dégénérés". Il
est volontaire pour porter assistance aux
victimes de l'épidémie de
choléra qui ravage Amiens en 1866. Il en
sera fait citoyen d'honneur de la ville et
médaillé pour son
dévouement. Il soutient sa thèse
en 1870.
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- Pendant la guerre de 1870, il est chirurgien
au 160° bataillon de la Garde Nationale.
Pendant la Commune de Paris en 1871, Il
intervient personnellement pour sauver de
l'éxécution plusieurs de ses
patients et néanmoins ennemis politiques.
A partir de 1879, il est médecin de
l'hospice de Bicêtre et dirigera jusqu'en
1905 "la Fondation Vallée"
consacrée aux enfants atteints de retards
mentaux. Il fonde la première
école spécialisée qu'il
ouvre sur la vie de la cité chaque
dimanche en créant un orchestre d'enfants
déficients, épileptiques ou
spastiques.
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- Dès 1870, il collabore au "Journal
des maladies mentales" et à "La
médecine contemporaine". En 1873,
Bourneville fonde le journal "Le Mouvement
Médical", en 1880 "Les Archives
Neurologiques" ainsi que "l'Iconographie
photographique de la Salpêtrière,
service du Pr Charcot". Il est rédacteur
de nombreux ouvrages des travaux de Jean-Martin
Charcot et de "La revue photographique des
hôpitaux". Charcot considérait
Bourneville comme son fils et les adversaires de
ce dernier le surnommaient le « mamelouk
» de Charcot.
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- Bourneville dirigea la "Bibliothèque
diabolique" où parurrent des ouvrages sur
"les possédés".
-
- Il est à l'origine de la
création de la première
école d'infirmières, de la
rénovation des services d'accouchements
des hôpitaux, des services d'isolement des
contagieux. Son engagement politique
(siège au conseil municipal de Paris,
membre de l'Alliance Républicaine) n'est
pas étranger à son combat pour la
laïcisation des services hospitaliers, la
suppression des aumoniers, et se déclare
partisan de la crémation. Il écrit
"Le manuel pratique de l'infirmière et de
la garde malade". Député du
V° arrondissement de Paris il est battu aux
élections de1889. Il meurt en 1909,
incinéré au Père
Lachaise.
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- Ses travaux médicaux ont porté
sur le crétinisme goitreux, le
mongolisme, l'épilepsie et son nom reste
attaché à La
Sclérose Tubéreuse.
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- Bibliographie :
-
- Bourneville, la médecine mentale
et l'enfance, Jacqueline Gateaux-Mennecier,
Paris L'Harmattan, 2003 (1ère éd.
1989), Ouvrage présenté devant
l'Académie nationale de médecine.
ISBN :
2-7475-3864-8 324 pages
-
- « Bourneville, humaniste et
réformateur », Jacqueline
Gateaux-Mennecier, Revue du Praticien,Tome 52,
n°15, mars 2002
-
- J.Gateaux-Mennecier, « L'oeuvre
médico-sociale de Bourneville »,
Histoire des sciences médicales, Organe
officiel de la Société
Française d' Histoire de la
Médecine, Tome XXXVII, n° 1,
2003.
-
- Sur les liens entre médecine mentale,
darwinisme social et psychologie naissante
:
- Jacqueline Gateaux-Mennecier, La
débilité légère, une
construction idéologique, Paris,
Editions du CNRS, 1990, 144 p,
rééd. 2001.
-
- Sur la nomenclature de l'OMS et les
représentations collectives de la
norme:
- J. Gateaux-Mennecier, « Le handicap
: l'ordre des choses » In
(G.LANGOUËT Coord), Observatoire de
l'Enfance en France, L'enfance handicapée
en France, Coll. L'Etat de l'Enfance en France,
Paris Hachette, 1999,157-190.
-
- J. Gateaux-Mennecier, « Les
constructions sociales de l'enfance à
problèmes » In Regards
croisés sur la santé,
Itinéraires de recherche en Anthropologie
et en Sociologie de la santé (D.
Carricaburu et P. Cohen coord.) Innovations et
Sociétés, Paris L'Harmattan,
n° 2, 2002
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-

-
- Bourneville was the son of a small Normandy
landowner in the little village of
Garancières (Eure). He studied medicine
in Paris. During a severe cholera epidemic in
Amiens, in 1866, he volunteered his services and
worked so tirelessly that at the end of the
siege he was presented with a gold watch which
bore an inscription expressing the city's
gratitude. This was his first official
recognition. During the franco-Prussian war he
volonteered as surgeon in the 160th bataillon of
the Garde nationale. Later he became assistant
medical officer at the field hospital of the
Jardin des Plantes and finally-even though he
was a well-established physician-resumed his
internship at the Pitié which then was
covered by fire from German artillery. When
Paris was under the Commune in 1871, the violent
revolutionaries wanted to execute their wounded
political enemies, but Bourneville, by virtue of
his authority and with great courage effectively
resisted their demands.
-
- Bourneville's medical schooling and lines of
thought were influenced by his close association
with other leading physicians of his time, among
them Noël Pascal, Claude Bernard, and the
psychiatrist Delasiauve, who was his teacher. He
began in 1872 the editing of Charcot's
Leçons sur les maladies dit
système nerveux faites à la
Salpêtrière (Paris, Delahaye,
1872-73). He founded La progrès
médical in 1873, and, under the patronage
of Charcot, the Archives de neurologie in 1880.
Most of Bourneville's papers were published in
the Recherches cliniques et
thérapeutiques sur l'épilepsie,
l'hystérie et l'idiotie.
-
- Bourneville's name is linked with our
knowledge of tuberous sclerosis (Bourneville's
disease), which he established as a morbid
entity. Almost simultaneously the disorder was
described by Hartdegen, who called it "glioma
gangliocellulare cerebri congenitum."
Bourneville also made a number of significant
clinical contributions to the problems of
myxedema and cretinism.Stimulated by English
work on mongolism, Bourneville, at the turn of
the century, contributed a series of articles on
this subject. He was physician to the pediatric
service of the Bicêtre from 1879 to 1905;
after reaching the legal retirement age he
remained in charge of the Foundation
Vallée at the Bicêtre. He founded
the first day school for special instruction of
defective children in Paris, a movement which
later took hold in many countries. On Saturdays
he held open-house at the Bicêtre in which
his charges performed exercises and dances to
the accompaniment of a band composed of idiots,
epileptics, and spastics; the trombonist had
wooden legs.
-
- No wonder that Bourneville was celebrated as
the leading continental authority on all that
concerned mentally abnormal children and was
acknowledged as a great psychiatrist and
scholar, whose modesty and brilliance commanded
both love and respect.
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- Among French physicians Bourneville stands
out as embodying fully the French ideal of un
homme de pensées et d'actions. He
combined the rare virtues of a thinker who
adhered unswervingly to his convictions and a
man who never hesitated to put his thoughts into
action. He was councilman at Paris in 1876 and
deputy in 1883. It is readily understandable
that his reforming zeal involved him frequently
in differences with his colleagues and exposed
him to attacks by the clerical party. But when
he died at the age of sixty-nine, his funeral
was an occasion in which the profession, the
Government and the people participated with
equal mourning.
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- Clemens E. Benda Waverley, Massachusetts
(Haymaker (W.) - The founders of neurology. 1970
p410)
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