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mardi 1 décembre 2020
la lettre d'information du site baillement.com N°194
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The Significance of Repetitive Yawning in the Emergency Patient. A Warning of Imminent Death or Permanent Disability
Rothenberg JE
American J of Emergency Medicine
2020
 

A robust warning symptom
 
Premortem yawning is absent from almost all major medical textbooks but has been associated for more than 2,000 years with impending death from acute infections and hemorrhage and was commonly known during the Bubonic Plague pandemic. Medical reports of premortem yawning identify multiple causes of shock including vasovagal reflex, severe hypoxia/anemia/hypoglycemia, stroke, and intracranial hypertension.
 
In all cases, when yawning was first observed, depression of either blood pressure or heart rate was present. Time from last known normal blood pressure to yawning, varied from one to ten minutes. Continuous peripheral pulse oxygenation (PPO) exceeded 95% except in the case of nonviable hemoglobin. Yawning ceased during recovery when vital signs approached normal. In the cases of traumatic hemorrhage and sepsis, yawning resolved with volume infusion and supine position/passive leg raise. In the cases of ST elevation myocardial infarction, non-ST elevation myocardial infarction, additional management included discontinuation of nitroglycerin, and in the latter case, intravenous atropine. The cases of from heavy menstrual bleeding and vasovagal asystole were the most severe, and head elevation was rapidly followed by cardiovascular collapse and repetitive yawning.
 
Although yawning is usually benign, when repetitive yawning occurs in the emergency patient, it may warn of a premortem or permanently disabling condition. Assessment includes new vital signs, point-of-care glucose, an exam with concern for shock, severe hypoglycemia/hypoxia/anemia, stroke, or increased intracranial pressure.
 
 
Un symptôme d'alerte fiable
 
Le bâillement prémortem est absent de presque tous les principaux manuels de médecine, mais a été associé pendant plus de 2000 ans à la mort imminente d'infections aiguës et d'hémorragies et a été bien reconnu pendant les pandémies de peste bubonique. Les causes des bâillements prémortem sont les différentes étiologies de choc, y compris le réflexe vasovagal, une hypoxie / anémie / hypoglycémie sévère, un accident vasculaire cérébral et une hypertension intracrânienne.
 
Dans tous les cas, lorsque le bâillement est observé pour la première fois, une baisse de la tension artérielle ou de la fréquence cardiaque est présente. Le temps écoulé entre la dernière pression artérielle normale connue et le bâillement, variait d'une à dix minutes. La mesure d'oxygénation percutnée a dépassé 95% sauf dans le cas de l'hémoglobine effondrée. Les bâillements ont cessé pendant la récupération lorsque les signes vitaux se sont rapprochés de la normale. Dans les cas d'hémorragie traumatique et de septicémie, les bâillements se sont estompés avec une perfusion volumique et une position en décubitus jambes levées.
 
Dans les cas d'ischmie coronaire, la prise en charge supplémentaire comprenait l'arrêt de la nitroglycérine et, dans ce dernier cas, de l'atropine en intraveineuse. Les cas de métrorragies abondantes et de malaises vagaux sévères, l'élévation de la tête a été rapidement suivie d'un collapsus cardiovasculaire et de bâillements répétitifs.
 
Bien que les bâillements soient généralement bénins, lorsqu'ils sont répétitifs chez un patient aux urgences, il peut avertir d'un état prémortem ou invalidant de façon prolongée. L'évaluation comprend les signes vitaux, une glycémie, une recherche d'un état de choc, d'une hypoglycémie / hypoxie / anémie sévère, d'un accident vasculaire cérébral ou d'une augmentation de la pression intracrânienne.

Kratom Dependence and Treatment Options:
A Comprehensive Review
of the Literature
Bin Abdullah MFIL.
Curr Drug Targets
2020

Opioïd not safe as frequently claimed
 
Kratom, or Mitragyna speciosa Korth., is a tropical plant prevalent in Southeast Asia, and it is utilized as a traditional remedy for symptomatic relief of various illnesses. It has been labeled as an atypical opioid with significant narcoticlike properties, capable of inducing kratom dependence among those who misuse or abuse it.
 
The prevalence of kratom use has drastically increased worldwide, raising concerns among healthcare providers, particularly regarding the availability of efficacious treatment options for kratom dependence. This manuscript provides a comprehensive narrative review of literature focusing on the psychoactive alkaloids of kratom, the possible neurobiological and pathophysiological models underlying the occurrence of kratom dependence, and the clinical presentations and effective treatment options available for kratom dependence.
 
The psychoactive alkaloids of kratom, such as mitragynine (MG) and 7-hydroxymitragynine (7-HMG), act as partial mu opioid agonists and induce kratom dependence. As a result, regular kratom use leads to withdrawal symptoms on abstinence, along with craving, tolerance, and cross-tolerance to morphine. The psychological withdrawal symptoms reported include depressed mood, anxiety, restlessness, irritability, and feeling tense, while the physical withdrawal symptoms are myalgia and body ache, joint pain, lacrimation, running nose, yawning, insomnia, diarrhea, feverish sensation, loss of appetite, tremors, itching over the body, loss of concentration, and chills. Neonatal withdrawal symptoms, such as oral intolerance, restlessness, irritability, and vomiting, are also reported in newborns of women who are on regular kratom use.
 
Sublingual buprenorphine-naloxone (Suboxone) is reported as a promising treatment for detoxification and maintenance replacement therapy for kratom-dependent users. Alternative treatments for in-patient detoxification include intravenous clonidine and a combination of oral dihydrocodeine and lofexidine.
 
 
Un opioïde pas si sûr que prétendu
 
Le kratom, ou Mitragyna speciosa Korth., est une plante tropicale répandue en Asie du Sud-Est qui est utilisée comme remède traditionnel pour le soulagement symptomatique de diverses maladies. Il a été étiqueté comme un opioïde atypique avec des propriétés narcotiques significatives, capable d'induire une dépendance chez ceux qui en usent ou en abusent.
 
La prévalence de l'utilisation du kratom a considérablement augmenté dans le monde, ce qui soulève des inquiétudes parmi les prestataires de soins de santé, en particulier concernant la disponibilité d'options de traitement efficaces pour la dépendance au kratom.
 
Cet article fournit une revue complète de la littérature se concentrant sur les alcaloïdes psychoactifs du kratom, les modèles neurobiologiques et physiopathologiques possibles sous-tendant l'apparition de la dépendance au kratom, et les présentations cliniques et les options de traitement efficaces disponibles pour la dépendance au kratom.
 
Les alcaloïdes psychoactifs du kratom, tels que la mitragynine (MG) et la 7-hydroxymitragynine (7-HMG), agissent comme des agonistes opioïdes mu partiels et induisent une dépendance au kratom. En conséquence, l'utilisation régulière de kratom entraîne des symptômes de sevrage lors du manque, c'est à dire le besoin impérieux et la tolérance croisée à la morphine.
 
Les symptômes de sevrage psychologique rapportés comprennent une humeur dépressive, de l'anxiété, de l'agitation, de l'irritabilité et une sensation de tension, tandis que les symptômes de sevrage physique sont la myalgie et les courbatures, les douleurs articulaires, le larmoiement, le nez qui coule, les bâillements, l'insomnie, la diarrhée, la sensation de fièvre, la perte d'appétit. , tremblements, démangeaisons sur le corps, perte de concentration et frissons. Des symptômes de sevrage néonatal, tels que l'intolérance buccale, l'agitation, l'irritabilité et les vomissements, sont également rapportés chez les nouveau-nés de femmes qui utilisent régulièrement du kratom.
 
La buprénorphine-naloxone sublinguale (Suboxone) est signalée comme un traitement prometteur pour la désintoxication et la thérapie de remplacement d'entretien pour les utilisateurs dépendants du kratom. Les traitements alternatifs pour la désintoxication des patients hospitalisés comprennent la clonidine intraveineuse et une combinaison de dihydrocodéine et de lofexidine par voie orale.

Maximum mandibular mobility in patients with temporomandibular disorders
Türp JC, Lothaller H, Scioscia A
Swiss Dent J.
2020;130(9):668-675.
 

Yawning require very wide mouth openings
 
Assessment of mandibular mobility is an integral part of many dental examinations. Yet, information on the maximum range of mandibular motion in large groups of patients with temporomandibular disorders (TMDs) is limited. Therefore, we analyzed the corresponding data of 500 TMD patients who had presented at the University Center for Dental Medicine Basel. All measurements had been carried out by one examiner.
 
The average maximal values for unassisted jaw opening, protrusion, and movement to the right and left were 49.3 mm (SD: 9.1), 8.8 mm (SD: 2.3), 9.4 mm (SD: 2.5), and 11.8 mm (SD: 3.1), respectively. Since activities such as chewing, talking, oral hygiene or even yawning require neither very wide openings nor extensive lateral or protrusive excursions, we would like to propose the following general threshold values for impaired mandibular function: maximum interincisal distance < 30 mm; maximum laterotrusion as well as maximum protrusion < 5 mm. These cut-off values, which are lower than those traditionally suggested in the dental literature, appear to be sufficient to carry out functionally undisturbed mandibular movements.
 
By lowering the traditionally higher thresholds, the spectrum of anatomical and functional variability is increased. In this way, patients and non-patients may be protected against medicalization, overdiagnosis, and overtreatment.
 
 Bâiller nécessite une grande ouverture de bouche
 
 L'évaluation de la mobilité mandibulaire fait partie intégrante de nombreux examens dentaires. Pourtant, les informations sur l'amplitude maximale du mouvement mandibulaire dans de grands groupes de patients atteints de troubles temporo-mandibulaires (TMD) sont limitées. C'est pourquoi les auteurs ont analysé les données de 500 patients atteints de TMD qui s'étaient présentés au Centre universitaire de médecine dentaire de Bâle. Toutes les mesures avaient été effectuées par la même examinateur. Les valeurs maximales moyennes d'ouverture, de protrusion et de mouvement de la mâchoire sans assistance vers la droite et la gauche étaient de 49,3 mm (SD: 9,1), 8,8 mm (SD: 2,3), 9,4 mm (SD: 2,5) et 11,8 mm (SD: 3,1 ), respectivement.
 
Étant donné que des activités telles que la mastication, la parole, l'hygiène bucco-dentaire ou même le bâillement ne nécessitent ni des ouvertures très larges ni des excursions latérales ou protrusives étendues, les auteurs proposent les valeurs seuils générales suivantes pour une fonction mandibulaire altérée: distance interincisive maximale <30 mm; latérotrusion maximale ainsi que protrusion maximale <5 mm.
 
Ces valeurs, inférieures à celles suggérées traditionnellement dans la littérature dentaire, semblent être suffisantes pour réaliser des mouvements mandibulaires fonctionnellement non perturbés. En abaissant les seuils traditionnellement plus élevés, le spectre de la variabilité anatomique et fonctionnelle est augmenté. De cette manière, les patients et les non-patients peuvent être protégés contre la médicalisation, le surdiagnostic et le sur-traitement.

Le bâillement, du réflexe à la pathologie
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
Le bâillement : phylogenèse, éthologie, nosogénie
 Le bâillement : un comportement universel
La parakinésie brachiale oscitante
Yawning: its cycle, its role
Warum gähnen wir ?
 
Fetal yawning assessed by 3D and 4D sonography
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