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Biographies de neurologues
 
Nouvelle Iconographie de La Salpêtrière
 
 L'histoire des neurosciences à La Pitié et à La Salpêtrière J Poirier
The history of neurosciences at La Pitié and La Salpêtrière J Poirier 
 
 
 

mise à jour du
 10 septembre 2006
Traité d'hygiène publique et privée
Lévy M
Baillière
1857

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Du sommeil
Le besoin de dormir s'annonce par une sensation particulière dans la partie antérieure de la tête, par la lassitude des membres, par l'abaissement du pouvoir calorifique; tous les muscles qui obéissent à la volonté s'engourdissent: les mains laissent échapper ce qu'elles tiennent, les bras retombent, les bras retombent sur les côtés opposés du corps, les jambes fléchissent, la paupière supérieure s'abaisse, les muscles de la nuque se relâchent, le menton s'applique sur la poitrine, la mâchoire devient pendante, le tronc lui-même se courbe en arc; les sensations s'obscurcissentla vue se trouble, l'oeil perd son éclat, la pupille se dilate et se porte en haut et en dedans; l'ouïe tarde plus à s'assoupir, mais le son paraît de plus en plus lointain; bientôt il n'est plus perçu qu'un simple bruit; les idées s'entremêlent, s'effacent; la voix hésite, balbutie; plus de perception internes, plus d edouleur ni de plaisir; l conscience du moi est suspendue, le sommeile xiste.
 
Cette scène marche plus ou moins vite; le besoin de sommeil est en rapport avec la durée et les fatigues de la veille, avec la qualité des déperditions diurnes. (...)
 
C'est au début de la nuit que le sommeil est le plus profond; il devient ensuite calme et paisible; plus léger vers la fn, il s'interrompt à la moindre cause. (...) Nous avons vu que la respiration, la circulation, la calorification, les sécrétions sont diminuées et Broussais observe avec raison la suspension de l'activité d'un organe souverain comme le cerveau doit amener plutôt une dépression des fonctions de la vie végétative. Ajoutons que si l'on engraisse en dormant beaucoup, c'est parce que l'on respire moins; d'où la prédominance des matériaux hydrogénés et carburés dans l'économie; le relâchement dans lequel se trouvent les parties y favorise l'accumulation des fluides et partant leur accroissement en substance. Les diverses fonctions de la vie de relation ne dorment pas d'un sommeil également profond: les plus faciles à éxciter sont celles de l'intellect et les affections, puis les sens du tact et de l'ouïe, enfin le sens de la vue et les fonctions musculaires.
 
L'ouïe est le sens de la nuit; plus elle est fine, plus le sommeil est léger; une forte impression sur l'odorat peut réveiller; le sens le plus engouri est le toucher, qui ne peut s'exercer sans le concours du mouvement musculaire spontané Le sommeil ne détruit point toute communication entre le cerveau et le monde extérieur, autrement le réveil serait impossible; ce qui prouve la persistance de la faculté de percevoir et sentir, c'est que le réveil déterminé, non toujours par l'intensité d el'impression, mais souvent par le rapport qu'elle a avec les habitudes, les passions, etc. La mère se dresse dans son lit au moindre cri de son enfnat. Les rêves sont eux-mêmes ou des intuitions sensorielles ou les produits de l'exercie partiel et désordonné de quelques facultés de l'âme.
 
Le réveil est dû au retour progressif de l'activité sensorielle et du mouvement volontaire: il s'accomplit par une gradation de phénomènes inverses de ceux qui amènent le sommeil complet: les msucles soumis à la volonté recouvrent leur ressort par des pandiculations, ceux de la repsiration par des soupirs et des bâillements; les yeux ont besoin de frottements légers pour reprendre leur vivavcité; les perceptions de l'ouïe sont indistinctes, les idées confuses et vagues, etc. Presque toujours , après le réveil consommé, on éprouve le besoin des exonérations, le besoin d'uriner, d'expectorer, d'éternuer, d'aller à la selle. Le reveil a lieu en vertu de la loi de priodicité: mais il dépend aussi de la durée du sommeil, et surtout de l'habitude prise de s'éveiller à une certaine heure; du reste les excitations de dehors se multiplient vers le matin et contribuent, avec l'accumulation des matières excrémentielles à rétablir les mouvements excentriques de l'organisme.