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dimanche 1er octobre 2017
la lettre d'information du site baillement.com N°162
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A conjecture as to the physiological origins of yawning
Dolkart KM
Int J App Basic Med Res
2017;7(2):148
 
 
How yawning switches the default-mode network to the attentional network
by activating the cerebrospinal fluid flow
Olivier Walusinski
Clinical Anatomy
2014;27(2):201-209

Yawning promotes increased clearing of CNS-derived fluid
 
The yawn is a stereotypical coordination of respiratory and muscular movements that is retained across evolutionarily diverse species of vertebrates. Its origin remains uncertain, but most often correlates with sleep debt or resolution of the sleeping process.
 
If one of the (vestigial) physiological functions of sleep is to clear metabolic byproducts from the brain interstitium, one might conjecture that the build-up of such metabolites in central nuclei might initiate the yawning reflex. The yawn itself consists of a (1) deep respiratory effort, associated with (2) extension of the neck and wide expansion of the jaw and subsequent (3) contraction of the tongue and tension of the pharyngeal orifice. This may be associated with raising of the arms and muscular clenching of the extremities.
 
One may speculate that this mechanism might, respectively, initiate increased venous return through lowering of the intrathoracic pressure as well as through increasing return venous flow from the contracted musculature of the extremities, coordinated thereafter with propulsion of cervical lymphatic fluid into the central vessels through flexion of the neck, contraction of the tongue and expansion of the jaw, and contraction of platysma and neck musculature.
 
Honoré-Victorien Daumier (1808*1879) - Le bon bourgeois, 1847.
 
Le bâillement accroît la fltration du LCR
Le bâillement est une coordination stéréotypée de mouvements respiratoires et musculaires qui ont été conservés par les vertébrés au cours de l'Evolution. Sa finalité reste incertaine, mais il semble déclenché le plus souvent par une dette de sommeil ou participe au processus de l'éveil.
 
Si l'une des fonctions physiologiques (vestigiales) du sommeil consiste à éliminer les sous-produits métaboliques de l'interstitium du cerveau, on pourrait penser que l'accumulation de tels métabolites dans les noyaux centraux pourrait déclencher le bâillement.
 
Le bâillement lui-même se compose d'un (1) effort respiratoire profond, associé à (2) l'extension du cou et à une large ouverture d ebouche et à la contraction subséquente (3) de la langue et à la mise en tension de l'orifice pharyngé. Tout cela peut être associé à l'élévation des bras et au serrement des poings.
 
On peut spéculer que ce mécanisme pourrait, simultanément, déclencher un retour veineux accru par abaissement de la pression intrathoracique ainsi que par un flux veineux de retour augmenté à la contraction musculaire des membres, et coordonner avec la propulsion du flux lymphatique cervical vers les vaisseaux centraux par flexion du cou, la contraction de la langue et l'abaissement de la mâchoire, et la contraction de la musculature du cou.



IMPROBABLOLOGIE
Pierre Barthélémy
Le Monde 17/10/2016

Qui bâille court ? Qui bâille long ?

L'homme a marché sur la Lune. Nous sommes entrés dans la matière jusqu'à en dégager les particules élémentaires. Nous savons comment fonctionne une étoile. Nous commençons à corriger les erreurs de l'ADN pour soigner les maladies génétiques. S'il est élu président des Etats-Unis, Donald Trump pourra détruire la planète en moins de temps qu'il ne lui en faudra pour comprendre ce qu'il aura fait. Des tétraplégiques déplacent un curseur sur un écran par la seule force de leur pensée. Et nous ne savons toujours pas pourquoi nous bâillons. C'est à se demander à quoi on paie les chercheurs.

En 1986, le psychologue américain Robert Provine, spécialiste des phénomènes visibles sur le visage (sourire, rire, hoquet, bâillement) écrivait dans une étude que « le bâillement pourrait détenir le titre peu enviable du comportement commun le moins bien compris chez l'homme ». Trente ans plus tard, Robert Provine a pris sa retraite mais sa phrase reste d'actualité : nous en sommes toujours réduits aux conjectures quand il s'agit d'expliquer à quoi sert ce long décrochage de mandibule accompagné d'une longue inspiration. Marque de fatigue, d'ennui, de nervosité ou de faim, oxygénation ou thermorégulation du cerveau, plusieurs hypothèses ont ainsi été avancées sans que l'on puisse trancher. Sans oublier les bâillements provoqués par la vue d'un autre bâilleur voire la simple évocation écrite d'un bâillement (mettez la main devant la bouche, je vous vois).

Cette énigme physiologique est d'autant plus énervante que le bâillement est probablement l'héritage d'un très ancien et très utile comportement, comme en témoigne le fait qu'on le retrouve chez de très nombreux vertébrés, qu'ils soient poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux ou mammifères. Une étude américaine publiée le 4 octobre dans les Biology Letters a voulu tirer profit de cette quasi-universalité du bâillement dans le sous-embranchement des vertébrés pour tenter de faire le tri parmi les hypothèses émises. Ses trois auteurs se sont dit : si le phénomène est effectivement lié à la maintenance du cerveau, par exemple à sa thermorégulation, sa durée chez chaque espèce sera fonction du volume de matière grise.

Pour tester son scénario, notre trio de chercheurs a donc fait le tour de la plus grande ménagerie du monde, à savoir Youtube. Objectif : la chasse aux bâilleurs à quatre pattes, avec un maximum de « prises » pour avoir des statistiques valables. Qu'as-tu fait aujourd'hui au labo mon amour ? Euh, j'ai chronométré le bâillement de hérissons sur Youtube… au centième de seconde près, attention ! Si, si, c'est pour la science !

De la souris à l'éléphant d'Afrique, du chat au chien, du lapin au renard, du ouistiti au gorille, sans oublier l'homme bien sûr, une grosse vingtaine d'espèces a été passée en revue. Les chercheurs ont noté que les bâillements des primates étaient nettement plus longs que ceux des autres mammifères et que l'homme, avec son cerveau mastard et sa tripotée de neurones dans le cortex, était champion en la matière. Peu importait la taille du corps ou du crâne, Homo sapiens battait haut la mandibule l'éléphant et le cheval. Plus l'encéphale est gros et développé, plus longtemps on bâille, ce qui, selon les auteurs de l'étude, confirme la fonction neurophysiologique du bâillement. On ne sait pas encore ce que ce comportement apporte réellement au cerveau. En l'absence d'une vidéo sur Youtube, on ne sait pas non plus si Donald Trump bâille (ni s'il en a besoin). La science n'a pas réponse à tout.




Anthelme-Balthasar Richerand
(1779-1840)
 
richerand

Le bâillement... en 1817
 
Nul symptôme plus assuré de l'ennui, affection désagréable, qui , pour parler le langage de Brown, peut être regardée comme une puissance asthénique ou débilitante. Les muscles inspirateurs affaiblis ne dilatent qu'avec peine le thorax; les poumons resserrés sont difficilement perméables au sang, qui stagne dans les cavités droites du cœur, et produit une sensation incommode, que l'on ait cesser par une longue et forte inspiration: on favorise l'entrée d'une grande quantité d'air en ouvrant largement la bouche l'écartement des deux mâchoires.
 
L'on bâille avant l'accès d'une fièvre intermittente, comme aux approches du sommeil, parce que les puissances inspiratrices, graduellement affoiblies, ont besoin d'être réveillées par intervalles. On bâille également quand on s'éveille, afin de monter les muscles du thorax au degré convenable à la respiration, toujours plus lente, plus rare et plus profonde durant le sommeil que pendant la veille.
 
C'est par un besoin analogue que l'instant du réveil est marqué chez tous les animaux par des pandiculations, action musculaire dans laquelle les muscles semblent se disposer aux contractions que les mouvemens exigent. C'est à la même utilité que l'on doit rapporter le chant du coq et l'agitation de ses ailes; enfin c'est pour obéir à la même nécessité, qu'au lever du soleil, les nombreuses tribus des oiseaux qui peuplent nos bocages gazouillent à l'envi et font retentir les airs de chants harmonieux. Le poète croit entendre alors l'hymne joyeux par lequel le peuple ailé célèbre le retour du dieu de la lumière.
 
Pendant tout le temps que dure le bâillement, la perception des sons est moins distincte; l'air, qui se précipite dans la gorge se porte jusque dans la caisse par la trompe d'Eustache, et ébranle en sens contraire la membrane du tympan. La mémoire du soulagement que procure la longue inspiration qui constitue le bâillement, le souvenir du bien-étre qui succède à l'oppression que l'on éprouvoit auparavant, nous portent involontairement à répéter cet acte toutes les fois qu'une autre personne l'exécute devant nous.

"Flâneur neurologique" in Paris
 
a neurological guide to pinpointing
the houses of famous neurologists in the late XIX century
Charcot and his triumvirate of favourite pupils
Neurology
2017;88(16)16
Supplement P2.045

 


 AAN 69th annual Meeting, Boston
 
Carlos Henrique Camargo, Francisco Germiniani, Olivier Walusinski, Andrew Lees and Helio Afonso Teive
 
April 24, 2017, poster session
 
Abstract
 
Objective: In this historical review we present and locate the addresses of the houses of these famous Parisian neurologists from the late XIX century.
 
Background: In the late nineteenth century, Paris was the reference centre of Neurology in the world, particularly the group based on the Salpêtrière Hospital, led by Professor Charcot, who was arguably the most celebrated neurologist in Europe. At that time, Charcot and the triumvirate of his most famous pupils, Pierre Marie, Joseph Babinski and Gilles de la Tourette, lived in different streets of Paris, predominantly in a small cluster in the districts known as 7éme and 8éme arrondissements (7th and 8th neighbourhoods).
 
Design/Methods: A historical review.
 
Results: Although the casual traveler might miss relevant addresses of historical figures when doing a cursory stroll through the streets of Paris, to the Neurology-oriented history buff, the City of Lights is full of opportunities to reminisce about and revisit the homes and stomping grounds of some of Neurology's most prominent personae. We review and present the addresses of the houses of Charcot and three of his most important pupils, Pierre Marie, Joseph Babinski and Gilles de la Tourette, which were clustered in the 7ème and 8ème arrondissements (7th and 8th neighbourhoods).
 
Conclusions: Charcot and his triumvirate of favourite pupils lived in the refined 7éme and 8éme arrondissements of Paris, which was arguably the epicentre of Fin de Siècle Neurology.
 

Le bâillement, du réflexe à la pathologie
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
Le bâillement : phylogenèse, éthologie, nosogénie
 Le bâillement : un comportement universel
La parakinésie brachiale oscitante
Yawning: its cycle, its role
Warum gähnen wir ?
 
Fetal yawning assessed by 3D and 4D sonography
Le bâillement foetal
Le bâillement, du réflexe à la pathologie
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
Le bâillement : phylogenèse, éthologie, nosogénie
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La parakinésie brachiale oscitante
Yawning: its cycle, its role
Warum gähnen wir ?
 
Fetal yawning assessed by 3D and 4D sonography
Le bâillement foetal
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 au 31 août 2017
 
 
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Nombre de questionnaires remplis : 7687
Combien de fois bâillez-vous par jour ? <5 = 23%.. 5-10 = 21,1%.. 10-15 = 15,4%.. 15-20 = 11,3%.. >20 = 29,2%
Ressentez-vous des baillements excessifs ?
49,3% = non, tant mieux
39% = oui et je ne sais pas pouquoi
9,6% = oui et je prends des antidépresseurs
1,1% = oui et je prends des anti-épileptiques
6,9% = oui et je prends d'autres médicaments
2,4% = oui et j 'ai des troubles neurologiques
2,4% = oui et j 'ai des troubles hormonaux
1,3% = oui et j 'ai des tics moteurs
1,6% = oui et j 'ai des tocs
déclenchez-vous facilement le bâillement d'autrui ? 74,1%
êtes-vous sensible au bâillement d'autrui ? 66,9%
 
 
To live is only to feel, and to move in virtue of feeling
 
Théophile de Bordeu (1722-1776)
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