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Richerand
Académie de Médecine
 
  
 Biographies de neurologues
 
Nouvelle Iconographie de La Salpêtrière
 
 L'histoire des neurosciences à La Pitié et à La Salpêtrière J Poirier
The history of neurosciences at La Pitié and La Salpêtrière J Poirier
 
 
 
 
 
 
 
 

 mise à jour du
25 septembre 2003
autographe
Anthelme Balthasar RICHERAND
 
 04/02/1779 - Belley ( Ain )
23/01/ 1840 - Villenesnes
 
De certains phénomènes de la respiration,
tels que les soupirs, les pleurs, le bâillement
l'éternuement, la toux, le hoquet, le rire, etc. etc.
Paris 1817

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 Les biographies de neurologues
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Tiré de Histore de la chirurgie française de I. de Fourmestraux (1934) et de "Les biographies médicales" de P. Busquet (1929):
 
« Anthelme Richerand, plus jeune de deux années que Dupuytren, fut, lui, un médecin humaniste et lettré averti. Il était né à Belley dans l'Ain en 1779 et mourut en 1840. Après de fortes études classiques, à son arrivée à Paris il fut introduit dans les cénacles scientifiques et littéraires par Cabanis. Sans soucis d'ordre matériel, il travailla avec ardeur, si bien qu'en 1801 il publiait un Traité de Physiologie. Quelques mois après il était nommé chirurgien de l'hôpital du Nord.»
 
«Ses contemporains lui reprochèrent fortement de s'être inspiré dans son traité des travaux de Bordeu, de Chaussier et surtout de Bichat. Cela est bien possible; mais lors de la publication de son livre qui constituait une excellente mise au point de l'état de la physiologie en 1801, le futur chirurgien de Saint-Louis avait 21 ans... Professeur de pathologie générale à la mort de Lassus à 28 ans, ses querelles avec Dupuytren furent âpres et n'eurent rien du calme qui doit présider aux discussions académiques. Il est certain que si sa réputation pâlit à côté de celle de ce dernier, c'est d'une façon bien spirituelle qu'il critique et juge son collègue dans son histoire des Progrès récens de la chirurgie.
 
Après querelle qui prête à sourire, et qu'on est amené a considérer avec une douce indulgence, tandis qu'on la juge avec le recul d'un passé qui s'éloigne. Rochard qui reproche à Richerand, d'avoir été un professeur très médiocre, un chirurgien maladroit, et de n'avoir eu « ni le tact admirable, ni le savoir profond, ni le coup d'œil pénétrant du chirurgien de l'Hôtel-Dieu», ne nous paraît pas être entièrement impartial. Il est difficile de se faire une opinion exacte, mais cependant nous ne pouvons nous empêcher de penser que cet historien et ce lettré disert, fut aussi un chirurgien de quelque mérite. Nous n'en voulons pour preuve que l'observation clinique de cet officier de santé de Nemours du nom de Micheleau, auquel il fit une large résection pleuro-costale pour cancer, et dont il rapporta l'observation à l'Académie. Ceci n'était pas le fait d'un chirurgien timoré à la date du 31 mars 1818.»

C'est en l'An IX (1801), à 22 ans, qu'il publia "Les nouveaux éléments de physiologie" à Paris, chez Richard, Caille et Ravier, libraires, rue de Hautefeuille, n°11. Cet ouvrage eut 10 éditions et fut traduit dans toutes les langues. (plus de 30000 exemplaires vendus).
 
Boudon dans son Dictionnaire de la conversation et de la lecture Paris, 1857, rapporte :
 
« On y rencontre, dit-il, un nombre tel d'épisodes romanesques et de souvenirs poétiques, que ce luxe de fictions dégénère en défaut; mais ce défaut même a fait la fortune de l'ouvrage, parce que sa lecture est attachante comme une nouvelle ou un pamphlet. Là où les faits manquent, il en suppose ; s'ils se taisent, il les fait parier ; ses arguments sont des images; ses analogies des démonstrations : dédaignant d'instruire, il veut plaire et ses enseignements, traduits dans tous les idiomes, font errer l'univers. »
 
Cependant, en dépit de tout, cet ouvrage eut un énorme succès auprès des étudiants et des praticiens. Frédéric Dubois écrit:
« Nos années dites scolaires ont été comme embellies et charmés par la lecture de cet ouvrage. C'était pour nous comme une séduisante introduction à l'étude austère de la Médecine; lecture un peu légère si l'on veut, mais qui semblait parsemer de fleurs ses premiers sentiers. Nous étions tous ravis de ce parfum de littérature répandue dans toutes ces pages, de ces citations heureuses empruntées aux classiques, et qui semblaient continuer nos premières études, de ces brillantes et pittoresques descriptions des climats, des âges et des tempéraments; aussi la première acquisition à faire était un Richerand, et nous étions tout glorieux, dans nos promenades, d'avoir ce livre sous le bras ou à la main. Dans quelle ville de province, dans quelle École secondaire, si éloignée qu'elle fut de Paris, le nom de Richerand n'était-il pas connu et invoqué ? Que de fois il m'est arrivé de reconnaitre ces deux volumes, parmi les quelques livres de pauvres Officiers de Santé, qui exercent la Médecine dans nos campagnes. C'était l'œuvre capitale, l'ornement de leur petite bibliothèque. Ils me les montraient avec attendrissement et avec orgueil. »
 
 
physiologie
 
Né à Belley (Ain) le 1 février 1771), décédé à près de Boissy-Saint-Léger (Seine-et-Oise) le 23 janvier 1810. Docteur en Médecine de la Faculté de Paris (1799). Publicalion des Nouveaux Eléments de Physiologie (1801). Chirurgien de l'hôpital Saint-Louis (1801). Publication (le la Nosographie chirurgicale (1806). Chirurgien majour dee la Garde (1806). Professeur de Pathologie chirurgicale à la Faculté de Médecine de Paris (1807-1818). Chevalier de la Légion d'honneur (1811). Professeur d'Opérations et Appareils (1818-1840), Membre de l'Académie de Médecine à sa création (1820). Il est nommé Baron par ordonnance royale (1829).
 
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