mystery of yawning
Le bâillement, du réflexe à la pathologie
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
Le bâillement : phylogenèse, éthologie, nosogénie
 Le bâillement : un comportement universel
La parakinésie brachiale oscitante
Yawning: its cycle, its role
Warum gähnen wir ?
 
Fetal yawning assessed by 3D and 4D sonography
Le bâillement foetal
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mise à jour
21 février 2017
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Du bâillement en littérature ... Le bâillement vu par les peintres
 
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Traduire le mot bâillement dans toutes les langues
Thesaurus Linguae Latinae
 
Bâiller: (bâ-llé, ll mouillées, et non bâ-yé ; il faut avoir bien soin de donner à l'a le son marqué par l'accent circonflexe).
Bâillement (bâ-lle-man, ll mouillées, et non ba-ye-man ; il faut avoir bien soin de donner à l'a le son marqué par l'accent circonflexe). Bayer : avoir la bouche ouverte, vieux français usité dans l'expression "bayer aux corneilles".
 
Étymologiquement, le verbe bâiller vient du vieux français baailler dont l'origine latine bataculare (formé sur batare ou badare comme retrouvé en langue d'OÏl, Dictionnaire de la langue d'oïl Burguy 1856 ) signifie être béant, ouvert. C'est pour cela qu'une robe, un corsage ou une porte bâille, bien que ne sachant ni respirer ni dormir. Une étoffe ou un dentelle bâille quand elle n'est pas assez tendue. Le menuisier dit à son apprenti : « les ais (haies) de cette cloison bâillent ! » d'après A.Hatzfeld et A.Darmesteter Dictionnaire de la langue française et traité de la formation de la langue Delagrave Editeur Paris reprint 1964 (édition originale 1888).
 
Baailler, avec deux a accolés, proche de l'onomatopée encourageant le bâillement rien qu'à le prononcer, était l'écriture ancienne, telle qu'elle apparait en 1626 dans les écrits de Scipion Dupleix, par exemple. La grammaire du XVI° siècle donne d'autres exemples de voyelles doublées; Baaillier : la grammaire du XVI° siècle Ch Livet 1859
 
Le langage populaire connaît les locutions : bâiller comme une carpe, comme une huître, bâiller foin en corne, bâiller à s'en décrocher la mâchoire. Bâiller sa vie signifie la passer en bâillant : «Appauvri d'âme et de sang, le fils de Henri IV traîna, bâilla sa vie; et le plus grand service qu'il ait rendu à la France est d'avoir maintenu Richelieu au pouvoir» (Henri Blaze de Bury, Revue des Deux -Mondes, 15 août 1876, p.947).
 
Dans sa thèse de 1901, R.Trautmann dit que bâillement dérive de balare (bêler) probablement à cause du bruit accompagnant l'action organique qu'il désigne (il s'est inspiré du Dictionnaire des sciences médicales de Panckoucke en 1812). Moins utilisé de nos jours, il utilise, lui, l'adjectif oscitant (e), emprunté du latin oscitans qui bâille. Une fièvre oscitante est une fièvre accompagnée de bâillements répétés. Cet adjectif caractérise d'autres êtres vivants; ainsi la classification taxonomique nomme la cigogne : Anastomus oscitans; Stellifer oscitans est un poisson, le magister bâillant; Masdevallia oscitans est une orchidée.
 
Pandiculation dérive du latin pandiculari ou pandiculatio et signifie s'étendre, mouvement par lequel on renverse la tête en arrière en s'étirant les membres, illustré par le tableau autoportrait de Ducreux en 1783 (fondation Getty). Pandiculari chez Galien. Ambroise Paré : "Ou un frisson ou un tremblement, avec des pandiculations, baaillemens." ou G. Buchan en sa Médecine Domestique en 1783.
 
Pandiculation: the comparative phenomenon of systematic stretching AF Fraser.
 
pandiculation
Dictionnaire usuel des sciences médicales Amédée Dechambre (1812-1886). Masson, 1885
 
R. Trautmann cite dans la bibliographie de sa thèse des auteurs écrivant en latin : "Kruger 1627 De oscitat." ou "Walther 1775 De oscitatione" ou Hermann 1720 De oscit. et pandicul." De oscitatione F Esmach 1737. (voir toutes les thèses en latin)
 
En anglais: "Geronimo (juh rah' nih moh') or Goyathlay (goh yath'lay) or One Who Yawns (1829-1909) a medicine man, grandson of Chief Mahko, and chief of the Chiricahua Apache in southeastern Arizona. As Cochise's lieutenant, Geronimo led raids from the Mexican mountains into southern Arizona, earning media attention for his swiftness and daring."
 
Sex. Pompei Festi et Mar. Verrii Flacci De verborum significatione Dacier A. 1700 (bibliograhie)
Dictionnaire universel A. Furetère 1701
Bâillement : Dictionnaire Universel Français Latin dit de Trévoux 1704 - 1771
 
Diderot dans L'Encylopédie écrit en 1751: « BÂILLEMENT, s.m. Ce mot est aussi un terme de Grammaire ; on dit également hiatus : mais ce dernier est latin. Il y a bâillement toutes les fois qu'un mot terminé par une voyelle, est suivi d'un autre qui commence par une voyelle, comme dans "il m'obligea à y aller"; alors la bouche demeure ouverte entre les deux voyelles, par la nécessité de donner passage à l'air qui forme l'une puis l'autre sans aucune consonne intermédiaire...». E. Littré confirme dans son Dictionnaire de la Langue Française ce sens de bâillement : «En grammaire, rencontre de deux voyelles, l'une à la fin d'un mot, l'autre au commencement du mot suivant. Nous disons plus souvent hiatus».
La même notion est repris en 1754 dans la grammaire du P Buffier et par Bernard Jullien dans le Petit traité de rhétorique et de littérature en 1853:
 
baillement
 
Mémoires pour l'histoire des sciences et des beaux-arts Discours de l' Abbé de Dangeau sur les voyelles 1754
 
Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie Emile Littré
(1908 Baillière ed)
Bâillement : Inspiration grande, forte et longue, indépendante de la volonté, avec écartement plus ou moins considérable des mâchoires et suivie d'une expiration prolongée. Le bâillement paraît avoir pour effet d'introduire une plus grande quantité d'air dans le poumon, et de la proportionner à la quantité de sang qui a besoin d'être revivifiée: aussi a-t-il lieu toutes les fois qu'une cause quelconque, telle que l'envie de drormir, la faim, l'ennui ou un état morbide de nature spasmodique, tend à diminuer la quantité d'air ou à accumuler le sang dans le coeur ou le poumon.
 
Oscitation (oscitation) s.f. bâillement causé par quelque état accidentel, avec ou sans étirement et inspiration suspirieuses, comme au début ou à la fin de certains accès de fièvre, d'attaque d'hystérie, etc.
 
Le mot "oscitatio" en latin est d'abord attesté comme étant le mouvement d'ouverture de l'huître. Ce n'est que vers le premier siècle qu'on trouve dans les dictionnaires des citations d'auteurs qui l'emploient pour l'être humain (ce qui ne veut d'ailleurs pas dire qu'il n'avait pas ce sens dans la langue antérieure; simplement, nos dictionnaires n'en donnent pas d'exemple). On le trouve en revanche beaucoup plus tard, chez Quintilien, avec le sens de "nonchalance" ou "d'indifférence", chargé donc de connotations psychologiques, voire sociologiques.
 
Sénèque Lettres à Lucilius Liv 8,74
"Dine labore ullo lassitudo et oscitatio et horror membra percurrens sic"
 
Pandiculation (pandiculari, s'étendre) s.f. Mouvement automatique des bras en haut, avec renversement de la tête et du tronc en arrière, et extension des membres abdominaux. Ce mouvement, souvent accompagné de bâillements, indique, dans l'état de santé, le besoin de sommeil. On l'observe dans certaines maladies, particulièrement dans les maladies nerveuses, au début des accès de fièvre intermittente, etc.
 
Le Trésor de la Langue Française a écrit: pandiculation, substantif féminin. Dérivé savant du latin d'époque impériale pandiculatum, supin de pandiculari "s'étendre (en bâillant); s'allonger" lui-même dérivé de pandere "étendre, déployer":
Mouvement du corps qui consiste à étirer les bras vers le haut, à renverser la tête et le tronc en arrière et à étendre les jambes, qui s'accompagne souvent de bâillements et qui se produit au réveil, en cas de fatigue, d'ennui, d'envie de dormir, ainsi que dans certains états pathologiques.
 
Léon Bloy, dans "Femme pauvre" (1897, p.10) a forgé un "pandiculer" (intransitif): "Si, d'aventure, quelque autre docteur y faisait la moindre allusion sérieuse, aussitôt il bouffonnait et pandiculait en s'esclaffant".
 
oscitatio
 
texte tiré de Repertorium Commentationum a societabus litterariis editarum.
J. Dreuss (tome XIV, page 263) Göttingen 1820. Voir Essai sur le bâillement de Porée 1756
 
Thesaurus Linguae Latinae
 
Dictionarium latinogallicum Robert Estienne, 1552 :
oscito Oscito, oscitas, penul. corr. oscitare. Gell. Lucret. Baailler de sommeil.
Oscitare. Plin. S'ouvrir et espanouir.
Oscitans, pen. corr. oscitantis, Participium. Cicero. Baaillant de sommeil.
Oscitans. Terent. Qui ne pense, et ne se soulcie de rien, Negligent.
Oscitans Epicurus. Cic. Negligent, Nonchalant.
Oscitanter, Aduerbium. Cicero. Negligemment, Nonchalamment, Malsoingneusement.
Oscitatio, Verbale. Plin. Baaillement, Oscitation.
Oscitatio. Donatus. Quand une personne ne se soulcie de rien, Negligence, Nonchalance.
Oscitationes alicuius. Stat. Livres negligemment composez par aucun.
 
 
Glossarium mediae et infimae latinitatis Leopold Favre 1886
 
 
La parakinésie brachiale oscitante : Une parakinésie (de Buck, 1899) est un mouvement anormal qui parasite, caricature ou remplace un mouvement normal, en l'occurence touchant le bras. Oscitant est emprunté du latin oscitantis, qui bâille, comme les fièvres, baptisées autrefois, d'oscitantes
 
oscitation
Dictionnaire usuel des sciences médicales Amédée Dechambre (1812-1886). Masson, 1885
 
Bailler (verbe) 100 mots à sauver de Bernard Pivot Albin Michel Ed 2004
Il y a bâiller (ouvrir involontairement la bouche), bayer au corneilles (tuer le temps la bouche ouverte, le regard perdu), et bailler, verbe dont on a oublié qu'il est synonyme de donner: "baillez nous le mot de passe"; "bailler-moi cent francs". 
Bailler ne subsiste plus que dans l'expression vous me la baillez belle ou vous me la baillez bonne, c'est à dire vous cherchez à me faire croire une chose fausse : « vous essayez de m'en faire accroire ». Ces expressions sont issues du jeu de paume, le terme balle étant sous-entendu = « vous me donnez une bonne balle », avec un sens figuré et ironique.
 
"Le démon n'attaquait pas Vincent de front; il s'en prenait à lui d'une manière retorse et furtive; une de ses habiletés consiste à nous bailler pour triomphantes nos défaites". André Gide les Faux-Monnayeurs.
 
Bailler vient du latin bajulare = « porter sur son dos ou dans ses bras ». Évolution : avec le sens de « donner », ce verbe est encore répandu au XVIème siècle (bailler des coups), plus usuel que le verbe donner, qui triomphera grâce au grand nombre de ses dérivés et à ses variantes sémantiques ; il commence à vieillir au XVIIème, il devient familier ou burlesque: "Je te baillerai sur le nez, si tu ris davantage" (Molière, Le Bourgeois gentilhomme).
 
On le retrouve dans les écrits d' Ambroise Paré. Dans l'anatomie des nerfs crâniens, le nerf optique:
 
 
Dans l'anatomie de l'os Hyoïde et de ses muscles:
"Son usage est de bailler ligamens à quelques muscles de la langue, qui sortent d'iceluy: & bailler insertion, tant aux deux antérieurs & supérieurs du Larynx, qu'aux siens propres, desquels nous faut maintenant parler..."
 
Dérivés : un bail, déverbal de bailler (autres formes : la baille, la baillie) ; sens originel : « pouvoir, tutelle »; spécialisé à partir du XVIème comme abréviation de bail à loyer. Depuis le XIV ème, le nom bailleur, qui se retrouve dans bailleur de fonds. A partir de la baillie, on a formé le baillif, resté sous la forme bailli = « gouverneur », officier d'épée ou de robe qui rendait la justice au nom du roi ou d'un seigneur ; le bailliage était sa juridiction.
 
La Fontaine dans sa fable Jupiter et le métayer use de façon ambigüe des deux sens du mot bâiller, dans le même vers.
 
Alain REY, dans le Dictionnaire historique de la langue française, indique:
«Bâiller verbe intransitif, d'abord baailler, puis bâiller (XVII ème), est issu du latin populaire bataculare/bataclare, attesté dans une glose du X ème siècle. Ce mot est dérivé de bataculum, bataclum, «action d'ouvrir involontairement la bouche sous l'effet du sommeil, de la faim», lui-même dérivé de batare qui a donné bayer, béer et qui relève d'une onomatopée bat-, imitant le bruit du bâillement. Le mot signifie «ouvrir la bouche sous l'effet de la faim, du sommeil, de la fatigue, de l'ennui»(bâiller comme une huître, 1831) d'où au figuré «s'ennuyer » (1666), sens que l'on retrouve dans l'usage transitif que Chateaubriand fait du verbe dans bâiller sa vie. Le fait que, dès l'ancien français , bâiller est fréquemment attesté au sens figuré de «soupirer après quelque chose» a probablement contribué à sa confusion ultérieure et à son interchangeabilité avec bayer, puis à la disparition quasi totale de celui-ci. Par analogie, bâiller exprime l'idée d'être entrouvert, mal fermé ou mal ajusté (1678-1879), notamment à propos d'une porte.(...)»
 
Bayer pour E. Littré
BAYER (ba-ié. Il faut se garder de le confondre avec bâiller, dont il se distingue par l'a bref et par l'absence des ll mouillées; plusieurs prononcent béié, ce qui vaudrait mieux), je baye, tu bayes, il baye ou il baie, nous bayons, vous bayez, ils bayent ou ils baient ; je bayais, nous bayions, vous bayiez, ils bayaient ; je bayai ; je bayerai, baierai ou baîrai ; je bayerais, baierais ou baîrais ; baye, bayez ; que je baye, que nous bayions, que vous bayiez, qu'ils bayent ; que je bayasse ; bayant ; bayé, v. n.
 
Tenir la bouche ouverte en regardant quelque chose. Bayer aux corneilles, regarder en l'air niaisement.
Il serait à désirer que la prononciation de ce verbe fût bé-ier et non ba-ier, tant à cause de l'analogie avec payer et de l'ancienne orthographe et prononciation beer, que pour le distinguer de bâiller. Ces deux verbes en effet ont été souvent confondus, et le sont encore. La Fontaine a dit : Citation : LA FONT. , ref : Fabl. II, 13 : "C'est l'image de ceux qui bâillent aux chimères"
 
Une bâille: terme de marchand pour une moitié de tonneau ou parfois terme de fortification, c'est alors un retranchement
 
Montaigne : "Qui ne bée point aprez la faveur des princes"
 
Rabelais : "Les gentilz hommes de Beauce desjeunent de baisler, et s'en treuvent fort bien". "On trouvoit les bestes par les champs, mortes la gueule baye".
 
Gustave Flaubert Dictionnaire des idées reçues
Bâillement : Il faut dire : "excusez-moi, ça ne vient pas de moi mais de l'estomac."
 
Alexandre Vialatte
"La pandiculation, l'être humain, le sommeil, la bonne bouffe et la fornication datent tous de la plus haute antiquité."
 
Arthur Rimbaud, Les mains de Jeanne Marie, juin 1871
"Mains chasseresses des diptères
Dont bombinent les bleuisons
Aurorales, vers les nectaires ?
Mains décanteuses de poisons ?
Oh ! quel Rêve les a saisies
Dans les pandiculations ?
Un rêve inouï des Asies,
Des Khenghavars ou des Sions ?"
 

L'Entretènement de vie, summairement composé par maistre Jehan Goeurot
Lyon Th Payen 1530
 
Jean Goeurot utilise fréquemment bailler dans le sens donner dans cet ouvrage de thérapeutique. par exemple:
 
goeurot
goeurot

En médecine vétérinaire, la maladie de certains gallinacés se nome bâille-bec, synonyme de Syngamose aviaire.
On trouve dans la trachée des faisandeaux un ver dont le mâle et la femelle sont accouplés en permanence donnant au parasite un aspect en Y, d'où son nom de ver fourchu. Ces vers fourchus se forment en paquet dans la trachée. Ils gênent la respiration et fatiguent les jeunes faisans. Les oiseaux bâillent pour tenter de faciliter la respiration d'où le nom de maladie du bâillement ou bâille-bec. Cette affection parasitaire entraîne une forte mortalité avec lésions pulmonaires. (E. Garcin, Guide vétér., 1944, p. 107).
 
 
 furetiere
Dictionnaire universel A. Furetère 1701
 
Bien qu'on vante la solitude, A la longue elle fait bâiller.
Abraham Trembley
Extrait de Le lapin, la marmotte et la chatte
 
Le crocodile est une chaussure qui bâille de la semelle.
Ramon Gomez de la Serna
 
On instruit toujours mal le lecteur, lorsqu'on le fait bailler.
Frédéric II
 
Nous faudrait deux bouches : une pour bâiller, et l'autre pour se taire.
Ylipe
Extrait de Sexes sans paroles
 
Dans la bonne société anglaise, le talent plus le utile est de savoir bâiller la bouche fermée.
Oscar Wilde
 
On entre, on crie, Et c'est la vie ; On bâille, on sort, Et c'est la mort.
Ausone de Chancel
 
Acquiers le talent de dire sans bâiller : "C'est intéressant."
Jules Renard
Extrait de son Journal 1887-1890
 
La peinture abstraite fait très souvent braire les ânes, se pâmer les poules et bâiller les singes.
René Floriot
 
"L' érotisme c'est lorsque le vêtement bâille" Roland Barthes

Thesaurus Linguae Latinae
L'éternuement et le bâillement dans la magie, l'ethnographie et le folklore médical Pierre Saintyves 1921
Adelon Nicolas bâillement dictionnaire de médecine Béchet Paris 1821
 
Le bâillement en langage des signes
 
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Le bâillement se dit « das Gähnen », en allemand; « the yawn » en anglais; « lo sbadiglio » en italien; « el bostezo » en espagnol.
 
Oscitation: The act of yawning, the involuntary opening of the mouth with respiration, breathing first inward, then outward. Yawning is often caused by suggestion. Repeated yawning is commonly a sign of drowsiness. It can also sometimes be a sign of depression. Oscitation
 
From Price Heusner : It is of interest to compare all of the foregoing descriptions with the dictionary definitions of the word yawning and its alleged synonyms, pandiculation, oscitation and chasma. Standard lay and medical dictionaries agree that the word yawning is derived from the Old English verb ganien which has always denoted an "opening" in the sense of "to gape." The definitions of yawning given by the lay dictionaries are in such complete harmony that only one need be quoted: An involuntary act excited by drowsiness, etc., and consisting of a deep and long inspiration usually following several successive attempts at inspiration, the mouth, fauces, etc., typically being wide open. Some medical dictionaries conform to this restricted definition, but others have expanded the meaning to include the associated stretching of the limbs. Thus Dorland offers the following definition of yawning: Pandiculation; a deep, involuntary inspiration with the open mouth, often accompanied by the act of stretching. From this it also appears that Dorland regards pandiculation and yawnning as synonyms. Both lay and medical dictionaries agree that pandiculation is derived from the Latin verb pandiculari, meaning "to stretch oneself." Of these dictionaries only Dorland, as already noted, offers this word as a synonym for yawning. The others are in agreement on a more narrow definition of which the following is characteristic: A stretching and stiffening, esp. of the trunk and extremities, as when fatigued and or after waking from sleep. All of these dictionaries offer the words chasma (from the Latin noun chasma .... a cleft or an abyss) and oscitation (from the Latin verb oscitare .... to open the mouth wide) as synonyms for the noun yawn.
 
The gulf yawned at his feet : le gouffre s'ouvrait à ses pieds
To yawn one'head off : bâiller à se décrocher la machoire, bâiller comme une carpe
To yawn one's life away : bâiller sa vie, languir d'ennui
To yawns.o. good night : bailler un bonsoir à quelqu'un (bailler sans accent)
 
Oscitant/Oscitate/Oscitancy (Dr. William Long)
 
The Latin word for "mouth" is os, oris (n.). Citare means to move or to actuate. Thus, oscitancy or oscitation refers to movements of the mouth--in gaping or yawning. The verb is attested as early as 1623 in Cockeram's dictionary but the noun oscitation appears as early as 1547 in a medical book. "Ossitacio is the latyn worde..In englysh it is named ossitacion yeanynge or gapynge." This word would eventually be picked up by Protestant divines in the 17th century and used figuratively to describe congregants who had lost their zeal for Christian faith. From an exposition of I Thessalonians in 1619: "Tendring their presence in the Congregation to fill up the number, but with such Oscitancie, and gaping drowzinesse, that they regard not what is spoken unto them." Or, from John Dyke's Selected Sermons in 1620, we have: "An oscitancy of spirit." The medieval equivalent was one of the Seven Deadly Sins: acedia (sloth), known more frequently in English as accidie. You can use the word oscitancy indiscriminantly against almost anyone you want, as long as you want to emphasize those of winking eye and slumbering manner, of listless energy and dull inattentiveness. A medical book from 1822 says: "The particular kind of pandiculation..being called Oscitancy, Yawning or Gaping."
 
Pandiculation (Dr. William Long)
 
This previous quotation drives us back to the dictionary to see how oscitancy is related to pandiculation. Pandiculation is derived from the Latin pandulare and means "to stretch out, open, extend." It is a word used to emphasize those liminal states between waking and sleeping, between sedentary and active living. Stretching. Or, better, stretttcccchiiinggg. Thus, it is improper to see pandiculation as synonymous with yawning--rather it emphasizes the stretching of a person newly awakened or sleepy and fatigued. The word was used as recently as 2000 in the Daily Mail: "His research showed that yawning or pandiculation as it is scientifically known is not what we thought it was."
 
He must not be oscitant, but intent on his charge. Barrow
 
Cell Yawning The unexplained urge one gets to use or play with their cell phone when watching another person utilizing theirs. While waiting for our lunch order, Sarah took out her phone to check her texts. Cell yawning occurred and soon we all had to follow suit.
 
websters-online-dictionary.org
baillement chinois
Yawning in chinese
Bâillement en chinois

Et bien! bayez maintenant
 
Le verbe bayer qui signifie "avoir la bouche ouverte" ne doit pas être confondu avec bailler. Au XVIe siècle, les corneilles étaient considérées comme le gibier le plus insignifiant qui soit (les fauconniers disaient jadis "voler pour corneille" pour "chasser un gibier sans valeur"). Elles désignaient par extension des objets insignifiants, sans importance. Ce terme pouvait aussi bien désigner l'oiseau, présent en grande quantité à cette époque, que le fruit du cornouiller. Bayer aux corneilles voulait donc dire "rester bouche ouverte à regarder en l'air, contempler ou désirer des choses sans intérêt". Bayer, c'est avoir la bouche bée d'étonnement. "Bayer aux corneilles", c'est donc ouvrir niaisement la bouche, éperdu d'admiration, plongé dans de profondes réflexions métaphysiques, tempête sous un crâne, en contemplant une chose aussi insignifiante que la corneille l'est pour le chasseur. C'est, autrement dit, "regarder les mouches voler"!
 
Par confusion on écrit souvent "bâiller aux corneilles": avoir un bâillement, ouvrir la bouche par sommeil ou par ennui... Bâiller, quoi, comme vous êtes vraisemblablement en train de le faire suite à cette fastidieuse lecture. Même nos plus grands auteurs classiques sont tombés dans ce piège éthymologique: "Autant bâiller aux corneilles que de se nourrir de toutes les turpitudes quotidiennes qui sont la pâture des imbéciles" (Flaubert, Correspondance). "Allons, vous! Vous rêvez et bâillez aux corneilles; /Jour de Dieu! Je saurai vous frotter les oreilles!" (Molière, Tartuffe, 1664) à moins qu'il s'agisse d'erreurs de typographie?
 
le dictionnaire de l'Académie Française de 1694
 
dictionnaire academie
 
extrait de la thèse de Wolter Seuntjens : seuntjens
FindMe
Stellifer oscitans est un poisson le magister bâillant
FindMe
Masdevallia oscitans est une orchidée
dictionnaire trevoux
 
• oscitabundus, a, um : qui bâille souvent.
 
• oscitans, antis : part. présent de oscito. - 1 - qui bâille. - 2 - somnolent, indolent, paresseux, négligent.
 
• oscitanter, adv. : indolemment, avec nonchalance.
 
• oscitatio, onis, f. : - 1 - action de bâiller, bâillement. - 2 - somnolence, nonchalance, indolence, rêverie, indifférence.
 
• oscito, are, avi : - intr. - 1 - ouvrir la bouche, bâiller. - 2 - s'ouvrir, s'épanouir (en parl. des végétaux). - 3 - au fig. être endormi, être indolent, rester inactif. - 4 - tr. - cuver (son vin).
 
• oscitor, ari  : c. oscito.
 
• osculabundus, a, um : qui couvre de baisers.
 
• osculatio, onis, f. : action de donner un baiser, un baiser.
 
• osculatus, a, um : part. passé de osculor. - 1 - qui a donné un baiser. - 2 - sens passif : qui a reçu un baiser.
 
• osculo, are, avi, atum : - tr. - baiser, donner un baiser (à qqn, aliquem).
 
• osculor, ari, atus sum : - tr. - 1 - baiser, embrasser, donner un baiser (à qqn, aliquem). - 2 - caresser, choyer, chérir, aimer tendrement.
 
• osculum (ausculum), i, n. : - 1 - petite bouche, lèvre. - 2 - baiser.
           - oscula jacere : envoyer des baisers.
           - alicui osculum ferre : donner un baiser à qqn.
 
He must not be oscitant, but intent on his charge. --Barrow.

 
dico portatif
baillement

Dictionnaire des difficultés D
Dictionnaire des difficultés grammaticales et littéraires de la langue française J-Ch Lavaux, Hachette. 1847

oscitatioyawning.info
 
Bâillement
Dictionnaire infernal
Jacques Collin de Plancy
(1794-1881)
Illustrations par Louis Le Breton .
Henri Plon, 1818
 
Les femmes espagnoles, lorsqu'elles bâillent, ne manquent pas de se signer quatre fois la bouche avec le pouce, de peur que le diable n'y entre. Cette superstition remonte à des temps reculés, et chez beaucoup de peuples on a regardé le bâillement comme une crise périlleuse. Les Indiens font craquer leurs doigts quand quelqu'un baille, pour éloigner les démons.