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Le bâillement, du réflexe à la pathologie
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
Le bâillement : phylogenèse, éthologie, nosogénie
 Le bâillement : un comportement universel
La parakinésie brachiale oscitante
Yawning: its cycle, its role
Warum gähnen wir ?
 
Fetal yawning assessed by 3D and 4D sonography
Le bâillement foetal
Le bâillement, du réflexe à la pathologie
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
Le bâillement : phylogenèse, éthologie, nosogénie
 Le bâillement : un comportement universel
La parakinésie brachiale oscitante
Yawning: its cycle, its role
Warum gähnen wir ?
 
Fetal yawning assessed by 3D and 4D sonography
Le bâillement foetal
http://www.baillement.com
 
Bâille-bec ou Syngamose aviaire
 
 
 Illustrations de la thèse de Wolter Seuntjens
 
Contagious yawning in chimpanzees
James R. Anderson, Masako Myowa-Yamakoshi, Tetsuro Matsuzawa
The Royal Society
Biology letters
may 2004
 
Psychological influences on yawning
in children
JR Anderson, P Meno
Current Psychology Letters
Behaviour, brain, cognition
2003; 2; 11
ivoire 
 Circadian variation of yawning behavior
Anias J et al
 
 Suction feeding by a tiny predatory tadpole L Atkinson et al
 
Some aspects of the behavior of the blennioid fish Chaenopsis ocellata Poey
Robins C et al
 
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Yawning in the Greenfinch
JO Harrison
AUK
1968; 55; 511
 
Sleep-wakefulness, EEG and behavioral studies of chronic cats without neocortex and striatum: the "diencephalic" cat
Villablanca J, Marcus R
 
 
 Yawning, Storage and display of odour by male Chiroptera
 
 hyene
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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mise à jour le
25 septembre 2011
 
 Yawning: an evolutionary perspective 
 
 
 
L'expression des émotions chez l'homme et les animaux
Charles Darwin 1889
 
Lexique
 
Phylogénèse écrit avec l'aide du Prof B Deputte
 
 revues d'images de macaca fascicularis en différents types de bâillements
 
bâillements d'émotivité ou menace: les photos de macaques
 
Photos d'animaux I et animaux II , félins , gorille 
 
animal yawning
 
Le bâillement, du réflexe à la pathologie
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
Le bâillement : phylogenèse, éthologie, nosogénie
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La parakinésie brachiale oscitante
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Warum gähnen wir ?
 
Fetal yawning assessed by 3D and 4D sonography
Le bâillement foetal
Le bâillement, du réflexe à la pathologie
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
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La parakinésie brachiale oscitante
Yawning: its cycle, its role
Warum gähnen wir ?
 
Fetal yawning assessed by 3D and 4D sonography
Le bâillement foetal
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l'écureuil sauvage

Yawning Shark, à l'aquarium de Dubai

"...seeing a dog and horse and man yawn, makes me feel how much all animals are built on one structure" Charles Darwin 1838, Notebook
 
La description du déroulement du bâillement est comparable dans toutes les espèces associant large ouverture de bouche, temps respiratoires, étirements. Chez les quadrupèdes le dos peut se déformer en dos rond (carnivores - chats, chiens).Les primates non humains bâillent assis (mais peuvent bâiller en marchant) avec par exemple, soit à un haussement d'épaules (mangabés), soit à une contraction des muscles de la nuque dessinant une "bosse de zébu" (macaques). Le port de la tête se fait en hyperextension cervicale à l'inspiration, suivie d'une flexion à l'expiration. Il s'associe à des émissions sonores de modulations différentes suivant la phase et les types de bâillements . C'est à partir de ces deux caractéristiques respiratoire et musculaire que l'on peut rechercher l'existence du bâillement dans les différentes espèces animales, le distinguant des autres ouvertures de bouche. Présent chez les vertébrés depuis les poissons à respiration branchiale (exemple : Lepomis macrochirus, poisson pomacentridé, vivant en groupes sociaux, ou Betta splendens, ou Eupomacentrus partitus ou les têtards), il s'observe chez le crocodile, les reptiles (The problem of yawning in reptiles Luttenberger F), l'iguane (voir photos) et tous les mammifères et chez les oiseaux. Le bâillement de certains poissons est associé à la chasse et l'alimentation. La chauve-souris bâille dans des interactions sociales proches de celles des primates. Chez les cétacés, connus pour ne dormir que d'un hémisphère à la fois, la Béluga, l'Orque, possède toute une gamme d'expressions faciales et corporelles dont un bâillement impressionnant qui dévoile 32 à 40 dents en cheville. (voir baillement d'orque). La girafe ne bâille pas, mais dort très peu par périodes de 1 à 30 minutes. Curiosité, les équidés qui respirent exclusivement par les nasaux, et sont incapables de le faire par la bouche, bâillent néanmoins. Le poulain est réputé pandiculer 40 à 50 fois par jour. Les bandicoots à long nez . Le bâillement chez le chien. Tomczyk N. 
 
Il semble possible d'établir une loi : plus un animal subit une pression vitale forte de prédateurs, moins il dort, moins il bâille. Les carnivores dorment plus longtemps et bâillent plus fréquemment que les herbivores, comme si un parallèle existe entre bâillement, durée de sommeil et une ration alimentaire calorifique importante, de faible volume, rapidement ingérée.
Chez les primates non humains, le bâillement de repos est commun à tous les individus quel que soit leur âge et leur sexe, également identique chez un même mâle avant l'éruption de ses canines et après qu'elles aient atteint leur taille définitive. Il apparait avant mais surtout après le sommeil (ou les phases de repos diurne). Mais il existe un autre type de bâillements apparaissant en dehors des phases de sommeil ou de repos, après des interactions sociales diverses en relation avec notamment la sexualité ou des conflits. Ces bâillements quasiment restreints aux mâles adultes et aux mâles qui jouent le rôle de leader dans leur groupe peuvent être qualifiés de "bâillements d'émotivité", soulignant ainsi qu'ils sont déclenchés par une "tension psychologique". Les mâles bâillent ainsi plus souvent que les femelles, et cette fréquence augmente avec l'apparition des caractères sexuels secondaires (descente testiculaire, croissance des canines voir photo ci-dessous), maximale chez les mâles adultes. Le bâillement est sous la dépendance partielle des androgènes: la castration de macaques mâles adultes entrainent une diminution marquée de la fréquence des bâillements tandis que des injections de dihydrotestostérone exogène rétablit la fréquence des bâillements. Enfin l'injection d'un antiandrogène non stéroïdien (hydroxyflutamide) bloque les effets d'injections de testostérone, reproduisant les effets de la castration. ( Frequencies and contexts of gape yawn displays of free-ranging Patas Monkeys EL Zucker ) Sex homone influences on yawning behavior Holmgren R.
 
Les vétérinaires connaissent bien les bâillements répétés des chiens dans leur salle d'attente. Ces bâillements de stress témoignent de la contre-action apaisante du bâillement (activité cholinergique para-sympathique) après la décharge adrénegique du stress. Assez siimlairement, l'éthologie décrit des activités de détente, c'est à dire dérivatives, displacement activities, dont le bâillement fait partie.
 
Quelle valeur communicative le bâillement peut-il avoir dans le contexte d'un groupe social ? Tout ce qui est visible par un partenaire peut prendre une valeur informative. Les signaux de communication, proprement dits, ont été mis en forme au cours de l'évolution pour fonctionner comme des codes partagés par tous les individus d'une espèce conduisant à la modification du comportement du congénère à qui le signal est adressé ou qui le perçoit. Le bâillement est potentiellement perçu par un congénère sans être spécifiquement adressé. Il apparaît toujours à la fin d'une interaction au cours de laquelle une quantité plus ou moins grande de signaux, stricto sensu, a été échangée. Aucune modification du comportement du congénère n'a pu être mise en évidence à la perception d'un bâillement. On ne peut alors accorder à ce dernier qu'une valeur communicative secondaire. Comme le bâillement d'émotivité est associé à un individu particulier, il peut servir à renforcer la place particulière que cet individu occupe au sein du groupe. Une telle fonction ne peut être inférée au bâillement de repos qui lui, bien que morphologiquement identique, n'est associé à aucun individu particulier. Les travaux récents concernant le comportement d'attachement (mère-enfant; individu-groupe, individu-individu ) montre le rôle essentiel de l'oxytocine et du noyau paraventriculaire de l'hypothalamus, comme pour le bâillement; un lien permettant de comprendre le baîllement d'émotivité des primates ? (voir The neurobiology of attachment TR Insel, LJ Young)
 
Voir les circonstances du bâillement chez le chimpanzé :Variation and Context of Yawns in Captive Chimpanzees Vick SJ, Paukner A
 
Le bâillement, testostérone dépendant, découvre et expose les longues canines des mâles. Les primates non humains étant essentiellement végétariens, une perspective utilitariste expliquerait ce comportement comme une exposition ritualisée "d'armes dissuassives". Une telle hypothèse ne résiste pas aux faits d'observation, au moins chez les mangabés à joues blanches et les macaques à longue queue. Dans le cas du bâillement d'émotivité, plus spécifique des mâles donc plus susceptible d'exposer des canines de bonne taille, il apparaît à la fin des interactions au cours desquelles de nombreux signaux communicatifs permettant le déroulement particulier de cette interaction ont été échangés. Contrairement aux autres signaux, le bâillement, et donc les canines, a une très faible probabilité d'être perçu. Une analyse électromyographique a montré que, lors du bâillement, le découvrement des canines est purement passif et est lié au degré d'ouverture maximal de la bouche. Cette étude a souligné une différence essentielle entre la menace, le signal spécifique de mise à distance, et le bâillement. Trois caractéristiques sont à la base de cette différence: 1- Alors que la durée de la menace et son intensité sont totalement dépendants du comportement du partenaire auquel elle est adressée, le déroulement du bâillement est immuable et totalement indépendant de quel comportement que ce soit de la part du partenaire. 2- La menace, chez tous les primates, consiste au moins en une fixation visuelle intense de l'émetteur vers le partenaire menacé. Alors que cette fixation visuelle n'est accompagnée que par une rétraction du scalp chez les mangabés à joues blanches, elle s'accompagne d'une ouverture de la bouche chez les macaques à longue queue. Cette fixation visuelle est maintenue tant que le partenaire n'a pas cédé le terrain ou mis fin à l'interaction. Le bâillement n'implique pas nécessairement que le bâilleur, initialement, regarde un congénère et une fois le bâillement est déclenché, il implique un relévement de la tête accompagné le plus souvent par une fermeture des yeux. 3- Enfin dans la menace qui est un signal spécifique qui ne présente aucune ambiguité pour les partenaires, les canines restent toujours masquées, alors qu'elles sont largement découvertes dans le bâillement qui n'inclut aucun indice de directionalité vers un partenaire en particulier.Les bâillements ne peuvent, en aucun cas, être considérés comme des formes de menace.Voir l'avis de Charles Darwin en 1889 : l'expression des émotions chez l'homme et les animaux. (Voir le bâillement de soumission du Morse : A comparative study of facial exxpressions of two species of pinnipeds E Miller)
 
On retrouve des bâillements propres aux mâles dominants chez l'hippopotame. Aucun dosage de testostérone n'a été pratiqué che l'hippopotame. Mais l'imporance de l'ouverture de la bouche, l'allongement des canines sont caractéristiques du statut de l'animal au sein du groupe. Curieusement ces bâillements sont associés à une manière particulière de déféquer et d'utiliser la queue pour disperser les déjections, notamment avant un combat ou pour intimider un autre mâle ou une femelle.
 
Le bâillement fait parti des stéréotypies émotionnelles en cas de conflit entre cobayes. (Les relations sociales chez le cobaye domestique mâle Coulon J)
 
Chez les mammifères sauf l'Homme, bâillement et érection sont associés. Les mécanismes physiologiques ne sont pas tous élucidés. A noter le rôle des aires préoptiques latétales dans le déclenchement de l'érection associée au sommeil paradoxal.
Le bâillement nait dans des structures archaïques du cerveau communes à tous les vertébrés.Chez les différents types de vertébrés, le système nerveux central répond à un plan général commun d'organisation, et montre, des plus anciens aux plus récents d'entre eux, une complication graduelle en rapport avec des niveaux de vie de plus en plus indépendants et fonctionnellement de plus en plus élevés. Certaines formations correspondraient à des activités nerveuses rudimentaires propres aux vertébrés inférieurs: chordencéphale, centre de réflexes locaux et régionaux (tronc cérébral). Le mésencéphale des reptiles véritable cerveau primitif (voies senitives centripètes, et motrices centrifuges) devient le lieu de centres secondaires chez les mammifères à écorce ou pallidum développé. Ces activités nerveuses rudimentaires, bien que non apparentes chez les vertébrés supérieurs, n'ont pas disparu de leurs gênes. Au cours du long processus de l'évolution, des fonctions sont inhibées par une activité neurologique plus élaborée, mais non perdues. Voir un tableau synthétique de la phylogénèse du système nerveux.
 
le bâillement de l'anguille
 
Rappelons les travaux du Professeur Jean Lapresles qui a étudié "le nystagmus du voile du palais" (ou myoclonie du voile du palais) : dans cette pathologie, le voile du palais est animé de mouvements involontaires rythmiques à 100 par minute. L'anatomo-pathologie retrouve une dégénérence hypertrophique de l'olive avec lésions ischémiques plus hautes situées (accident vasculaire du noyau dentelé contro-latéral; relation somatotopique de ces structures). Ainsi est mise en évidence une voie dento-olivaire (l'hypertrophie de l'olive résulte d'un fibrose par perte neuronale de désafférenatation progressive) . Ces territoires commandent le voile du palais et correspondent aux cinq premiers arcs branchiaux. Ce petit mouvement rythmique involontaire est interprêté comme un homologue d'un réflexe respiratoire chez les vertébrés porteurs de branchies. Réflexe enfoui, constamment inhibé mais qui répparait sous forme de clonies rythmées lorsques structures qui le contôlent sont détruites. Ainsi, au cours de l'évolution le système nerveux utilise tout et n'oublie rien. Les fonctions de déglutition et de respiration, solidaires chez les espèces aquatiques par proximité du pharynx et des arcs branchiaux, le sont encore chez les espèces aériennes où elles sont subtilement synchronisées. Déglutition et bâillements sont des marqueurs qualitatifs de maturation du tronc cérébral.
 
L'existence du bâillement chez tous les vertébrés peut s'expliquer comme la persistance d'une fonction archaïque, et ayant un rôle de langage non verbal. Alors que chez les humains, le bâillement public a souvent une signification sociale défavorable, chez les animaux, le bâillement est plus fréquent chez les individus en groupe qu'isolés. (voir article intégral de Baenninger : Some comparative aspects of yawning)
 
Il semble que les carnivores bâillent est plus fréquemment que les herbivores, que plus un animal est sur ses gardes en raison d'un risque vital par pression de prédateurs, moins il dort moins il bâille. C'est la richesse de l'apport calorique sous un petit volume rapidement ingéré qui permet aux carnivores un luxe de sommeil et donc de bâillements. L'herbivore doit manger beaucoup plus longtemps et ne peut dormir autant, et bâillant donc moins.
 
Des études menées chez le chien domestique indiquent que des bâillements répétés peuvent témoigner d'anxiété, en particulier en cas de séparation d'avec le maître (dosage du cortisol salivaire): Stretching and yawning as stress's symptom by animals.
 
Coliques du cheval. Equine colic
 
yawns-canines
credit photo : "Asif A. Ghazanfar and Aristides Arrenberg"
Max Planck Institute for Biological Cybernetics
Tuebingen; Germany.
merci à eux
 
Variation and Context of Yawns in Captive Chimpanzees Vick SJ, Paukner A
Hadidian J Yawning in old world monkey, Macaca nigra, Behaviour 1980
The influence of age, sex, rank on yawning behavior in two species of macaques Troisi A, Aureli F
Voir un tableau synthétique de la phylogénèse du système nerveux
Voir l'arbre de l'évolution des primates selon Coppens
 
 
Enfin, il semble que le bâillement puisse devenir un réflexe conditionné comme les test de renforcement par des récompenses alimentaires l'ont montré chez des primates non humains:
Louboungou M, JR Anderson Yawning, scratching, and protruded lips : differential conditionability of natural acts in Pigtail Monkeys Primates
Anderson JR, Wunderlich D Food-reinforced yawning in Macaca tonkeana American Journal of Primatology
Pandiculation: the comparative phenomenon of systematic stretching AF Fraser
A comparative study of facial exxpressions of two species of pinnipeds E Miller
Les comportements instinctifs G.Richard
Zum geruchlichen Beutefinden und Gähnen der Kreuzkröte Heuser H
 
Photos d'animaux I et animaux II . Photos de félins...gorille
 
Index de tous les travaux du Prof B Deputte
Le bâillement chez le chien. Tomczyk N
Mouths wide open: yawning as a communicative behavior in dogs. Hoff AE
 
Yawning as displacement activity
 
Some comparative aspects of yawning R Baenninger
Yawning in old world monkey, Macaca nigra J Hadidian
Large revue du bâillement chez les animaux dans la thèse de E Schniter
Head scratching and yawning in Black Skimmers Robinson SR
 
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
 
The influence of age, sex, rank on yawning behavior in two species of macaques Troisi A, Aureli F
Inhibition of social behavior in chimpanzees under high-density conditions Aureli F, de Waal FB
L'évolution des primates
Grooming and yawning trace adjustment to unfamiliar environments in laboratory Sprague-Dawley rats Moyaho A, Valencia J
Pandiculation: the comparative phenomenon of systematic stretching AF Fraser
Streching. The experimental animal in biomedical research Rollin BE, Kesel ML
Mémoire sur le développement des facultés intellectuelles des animaux Dureau de la Malle 1831

macaca-dessin
Teaching Dogs to Yawn, Sneeze, and Implications for Preparedness Theory and Observational Learning
JR. Perkins
 
Coping with fear and stress: licking and yawning
SR. Lindsay
Handbook of applied dog behavior and training 2000
 
Behavioural, saliva cortisol and heart rate responses to different types of stimuli in dogs
Bonne Beerda, Matthijs B. H. Schilder, Jan A. R. A. M. van Hooff, Hans W. de Vries and Jan A. Mol
Applied Animal Behaviour Science 1998;58(3-4):365-381.
 
Puppy behaviours when left home alone: a pilot study
Diane Frank, Michela Minero, Simona Cannas, Clara Palestrini 
Applied Animal Behaviour Science 2007;104(1-2):61-70.
 
Evaluation of the effects of a socialization program in a prison on behavior and pituitary&endash;adrenal hormone levels of shelter dogs
Michael B. Hennessy, Angela Morris and Fran Linden
Applied Animal Behaviour Science 2006;99(1-2):157-17
 
Dogs catch human yawns
Joly-Mascheroni RM, Senju A, Sheperd AJ
Biology letters Animal Behaviour 2008;4(5):446-448
 
Adapting to the human world: Dogs' responsiveness to our social cues
Reid PJ.
Behavioural Processes 2008;80(3)325-333.
 
Comprehension of human pointing gestures in young human-reared wolves (Canis lupus) and dogs (Canis familiaris)
Virányi Z, Gácsi M, Kubinyi E, et al.
Anim Cogn 2008;11(3):373-387
 
Human-like social skills in dogs?
Hare B, Tomasello M.
Trends Cogn Sci 2005;9(9):439-444
 
The domestication of social cognition in dogs
Hare B, Brown M, Williamson C, et al.
Science 2002;298(5598):1634-1636
 
Mouths wide open: yawning as a communicative behavior in dogs. Hoff AE
Le bâillement chez le chien. Tomczyk N