mystery of yawning
Le bâillement, du réflexe à la pathologie
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
Le bâillement : phylogenèse, éthologie, nosogénie
 Le bâillement : un comportement universel
La parakinésie brachiale oscitante
Yawning: its cycle, its role
Warum gähnen wir ?
 
Fetal yawning assessed by 3D and 4D sonography
Le bâillement foetal
Le bâillement, du réflexe à la pathologie
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
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 Le bâillement : un comportement universel
La parakinésie brachiale oscitante
Yawning: its cycle, its role
Warum gähnen wir ?
 
Fetal yawning assessed by 3D and 4D sonography
Le bâillement foetal
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Flip-flop switch et bâillements
Prostaglandines, adénosine, sommeil & bâillements
Leptine, ghréline, histamine et bâillements
 
 
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mise à jour le
26 février 2016
 
Qu'est-ce qu'un bâillement ?
 
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
Le bâillement foetal
Le premier Holter pour les bâillements
 
Pourquoi bâillons-nous ? Revue des théories d'Hippocrate à nos jours Walusinski O 2014

Chat-logomini

C'est apparemment un cycle respiratoire paroxystique, associé à une ouverture totale de la bouche, comportant, durant 5 à 10 secondes, des mouvements se succèdant toujours dans la même séquence:
 
-une inspiration ample, lente et très profonde avec la bouche largement ouverte, durant de 2 à 5 secondes; le voile du palais s'ascencionne; l'expansion du pharynx peut quadrupler son diamètre par rapport au repos, simultanément à une ouverture du larynx avec abduction maximale des cordes vocales. Le larynx s'abaisse; la langue s'aplatit à sa partie basale. L'inspiration d'air ne peut pas se faire par le nez pour bâiller, ni dents occluses.
 
-un bref arrêt des flux ventilatoires à thorax plein, l'acmé, souvent associé à des mouvements d'étirements des membres et une occlusion des yeux dure de 1 à 2 secondes. Le voile du palais est surélevé au maximum.
 
- une expiration passive bruyante et lente chez l'homme, rapide chez les primates, accompagnée d'une relaxation de tous les muscles concernés. La bouche se referme et le larynx reprend sa place initiale. Une sensation de bien-être se répand.
 
Le tout peut s'accompagner de bruits d'intensité variable volontairement ou non modulable. Les mouvements thoraciques et diaphragmatiques ne diffèrent en rien d'une inspiration banale, alors que l'importance de l'ouverture pharyngo-laryngée accompagnant un visible abaissement du cartilage thyroïde et de l'os hyoïde est propre au bâillement, absente dans l'imitation du bâillement. A ce moment s'ouvrent les trompes d'Eustache, entraînant une brève baisse de l'audition; une ouverture du cardia provoque un appel d'air intra-gastrique responsable d'une impression de plénitude abdominale.(The role of the Eusatchius tube and the tympanal muscles in yawning Laskiewicz A). (Les muscles auriculaires pendant le bâillement.)
 
Illustrations de la thèse de Wolter Seuntjens
 
Le bâillement n'est pas une simple ouverture de la bouche, mais, un mouvement d'étirement musculaire généralisé, des muscles respiratoires (diaphragme, intercostaux, scalènes), des muscles de la face et du cou. Très curieusement, il associe une contraction simultanée de muscles antagonistes, tels les muscles masticateurs (fermeture de la bouche) et les muscles digastriques qui ont l'action prédominante, permettant la large ouverture de la bouche. Tous les muscles du faciès interviennent, donnant de multiples mimiques, sans ordre précis; les sécrétions lacrymales sont brièvement gênées dans leur écoulement par la compression des canaux lacrymaux, une larme perle alors à la paupière. Une goutte de salive déborde la lèvre largement éversée bouche grande ouverte.
 
Cette association complexe et synergique de mouvements est néanmoins un comportement très stéréotypé de survenue involontaire. Une fois enclenché, le bâillement peut être modulé par la volonté, soit en accentuant toutes les phases, soit en minimisant l'ouverture de la bouche et l'expiration, mais sans jamais pouvoir être empéché.
 
Il survient souvent par salves de deux ou trois cycles accompagnées de mouvements d'étirement du tronc en hyperlordose, des membres en hyperextension chez les bipèdes, essentiellement au sortir du sommeil (panduiculation). Chez les quadrupèdes le dos peut se déformer en dos rond (carnivores - chats, chiens,...). Les primates non humains bâillent le plus souvent assis, parfois allongés et même exceptionnellement en marchant. A l'acmé du bâillement, on peut observer soit à un haussement d'épaules (mangabés), soit à une contraction des muscles de la nuque dessinant une "bosse de zébu" (macaques). Le port de la tête se fait en hyperextension cervicale à l'inspiration, suivie d'une flexion à l'expiration. Il s'associe à des émissions sonores de modulations différentes suivant la phase et les types de bâillements. Le bâillement peut apparaître simultanément à une urination, une défécation, une érection voire une vocalisation.
 
L'association bâillement et étirements se nomme une pandiculation. Le bâillement apparaît comme une part localisée de la pandiculation.
 
Moindre audition, paupières fermées, sensation de plénitude corporelle, concourent à une relative perte de contact avec l'environnement. Le bâillement est souvent perçu comme une jouissance, un bref bien-être, ressemblant aux satisfactions des tiqueurs. (voir tics et tocs, voir Gilles De La Tourette). Cette perception est médiée par les voies spécifiques de l'intéroception : How do you feel ? Interoception: the sense of the physiological condition of the body
 

La durée du bâillement est assez constante chez un individu. Il existe des petits bâilleurs (fréquence faible) et de grands bâilleurs (fréquence élevée). D'apès les travaux du Prof Provine, 47% des étirements s'associent à des bâillements, alors que seulement 11% des bâillements sont associés à des étirements. Les chronotypes du soir bâillent plus le matin que les chronotypes du matin.

 
C'est au cours de la vie foetale que l'homme bâille le plus, c'est à dire 40 à 60 fois par jour vers 23 semaines de grossesse alors qu'un adulte bâille 5 à 10 fois par jour. La fréquence des bâillement diminue avec l'âge.
 
Enfin, il semble que le bâillement puisse devenir un réflexe conditionné comme les tests de renforcement par des récompenses alimentaires l'ont montré chez des primates non humains.
 
En 2007, Gallup & Gallup émettent l'idée d'un effet refroidissant du cerveau au cours du bâillement.
 
Voulez-vous répondre à un questionnaire sur vos bâillements ?
 
The functional relationship between yawning and vigilance (2007)
 
Le bâillement de J Barbizet 1958
Le bâillement en neuropsychopharmacologie clinique O Blin 2001
Le bâillement Aubin HJ, Garma L 1988
Yawning Flavio Aloe 1994
Yawning G Daquin, J Micallef, O Blin
La thèse de E Schniter : The evolution of yawning : why do we yawn and why is it contagious ?
Is yawning an arousal defense reflex ? Askenasy JJ
Yawning in old world monkey, Macaca nigra, Hadidian J Behaviour 1980
Voir l'illustration : Schematic model of neurotransmitter circuits that are involved in the three states of vigilance
Yawning and associated phenomena Heusner A P
Circadian variation of yawning behavior Anias J et al
Why do we sleep ?
Yawning: an evolutionary perspective
Why do we yawn ? Guggisberg A, Matis J et al.
 
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
 
pandiculation
pandiculation de tigre