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Dimanche 1 mars 2026
la lettre d'information du site baillement.com N°236
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Fetal yawning and mouth openings:
Frequency, developmental trends,
and association with birth weight
Menin D, Veronese P, Gervasi MT, Oster H, Dondi M.
PLoS One
2026;21(2):e0341339
 
 
Tous les articles consacrés au bâillement foetal
 
Fetal yawning: all publications

Fetal yawning frequencies were negatively related with birth weight
 
During the last 15 years, the brain cooling hypothesis has shown unparalleled explanatory and predictive power among the several attempts aimed at elucidating the phylogenetic origins of yawning. However, some blind spots remain which are not directly accounted for by this theoretical explanation, including the presence of yawning in human fetuses, as their thermoregulation is largely dependent on the mother. However, the few studies which addressed fetal yawning are often plagued by serious methodological issues, in particular concerning the validity and reliability of methods adopted to identify yawns, resulting in contradictory results.
 
In the present study, the authors scored yawns and other mouth openings in 32 healthy fetuses observed during ultrasonographic scans between the 23rd and the 31st gestational week, using the Baby FACS-based System for Coding Perinatal Behavior (SCPB). We found average yawning frequencies to be below 5 per hour, and not related with gestational age (GA). Non-yawning mouth openings, instead, showed a GA-related decrease that, together with validity issues of measurement methods, might explain the similar developmental trend found for yawning frequencies in two previous studies. Finally, yawning frequencies were negatively related with birth weight, considered as an indicator of mild distress, potentially showing a stress-related modulation of yawning behavior in healthy fetuses.
 
La fréquence des bâillements était négativement corrélée au poids à la naissance
 
Au cours des 15 dernières années, l'hypothèse du refroidissement cérébral a démontré un pouvoir explicatif et prédictif sans précédent parmi les différentes tentatives visant à élucider les origines phylogénétiques du bâillement. Cependant, certaines lacunes subsistent qui ne sont pas directement prises en compte par cette explication théorique, notamment la présence de bâillements chez les fœtus humains, dont la thermorégulation dépend largement de la mère. Cependant, les quelques études qui ont abordé le bâillement fœtal sont souvent entachées de graves problèmes méthodologiques, notamment en ce qui concerne la validité et la fiabilité des méthodes adoptées pour identifier les bâillements, ce qui donne lieu à des résultats contradictoires.
 
Dans la présente étude, les auteurs ont évalué les bâillements et autres ouvertures de la bouche chez 32 fœtus en bonne santé observés lors d'échographies entre la 23e et la 31e semaine de gestation, à l'aide du système Baby FACS pour le codage du comportement périnatal (SCPB). Nous avons constaté que la fréquence moyenne des bâillements était inférieure à 5 par heure et qu'elle n'était pas liée à l'âge gestationnel (AG). Les ouvertures de la bouche autres que les bâillements ont, en revanche, montré une diminution liée à l'AG qui, associée aux problèmes de validité des méthodes de mesure, pourrait expliquer la tendance similaire observée dans deux études précédentes en ce qui concerne la fréquence des bâillements. Enfin, la fréquence des bâillements était négativement corrélée au poids à la naissance, considéré comme un indicateur de détresse légère, ce qui pourrait indiquer une modulation du comportement de bâillement liée au stress chez les fœtus en bonne santé.

Social engagement modulates wild monkeys' vocal expressions and the behavioral response to that of others
Galotti A, Pedruzzi L, Francesconi M, Quartesan A, Gamessa SA, Serra V, Petroni G, Bogale BA, Lemasson A, Palagi E.
iScience
2025;29(1):114408
 
 
 Tous les articles sur la contagion du bâillement
 
All articles about contagious yawning

Yawn calls produced in three contexts
 
Animal vocal communication relies on the dynamic interaction between emitter and receiver, with signals shaped within a social and embodied context. To fully understand how such interactive processes operate, the authors used yawn vocalizations of geladas (Theropithecus gelada), a species showing exceptional yawning variability. They first examined yawn calls produced in three contexts: high-intensity social, low-intensity social, and non-social context and found clear acoustic differences among them, revealing context-dependent modulation in a typically stereotyped behavior. They conducted field playback experiments exposing wild geladas to unfamiliar male yawn vocalizations emitted in the three contexts. During playbacks, monkeys gazed more at the loudspeaker when yawns originated from a social rather than a non-social context, indicating that animals perceive the stimuli's differing nature. Although yawn responses did not vary across contexts, contagion was higher when geladas were grooming during test, suggesting that positive social engagement enhances, rather than reduces, susceptibility to contagion.
 
Les vocalisation de bâillement produits dans trois contextes
 
La communication vocale animale repose sur l'interaction dynamique entre l'émetteur et le récepteur, les signaux étant façonnés dans un contexte social et incarné. Afin de comprendre pleinement le fonctionnement de ces processus interactifs, les auteurs ont utilisé les vocalisations de bâillements des geladas (Theropithecus gelada), une espèce présentant une variabilité exceptionnelle en matière de bâillements. Ils ont d'abord examiné les vocalisation de bâillement produits dans trois contextes : social à haute intensité, social à faible intensité et non social. Ils ont constaté des différences acoustiques nettes entre eux, révélant une modulation dépendante du contexte dans un comportement typiquement stéréotypé. Ils ont mené des expériences de lecture sur le terrain en exposant des geladas sauvages à des vocalisations de bâillement mâles inconnues émises dans les trois contextes. Pendant les écoutes, les singes regardaient davantage le haut-parleur lorsque les bâillements provenaient d'un contexte social plutôt que non social, ce qui indique que les animaux perçoivent la nature différente des stimuli. Bien que les réponses aux bâillements ne variaient pas selon les contextes, la contagion était plus forte lorsque les geladas se toilettaient pendant le test, ce qui suggère que l'engagement social positif renforce, plutôt que réduit, la susceptibilité à la contagion.

M. Behavioral Contagion in Wild Ecuadorian White-Fronted Capuchins (Cebus aequatorialis)
Hannaoui NH, Amici F,
Hoeneisen A, Llorente
Am J Primatol.
2026;88(1):e70122
 


Scratch contagion / Yawn contagion
 
Behavioral contagion is spread across animal species and is thought to promote social cohesion and group synchronization. While yawn contagion has been extensively studied, scratch contagion remains comparatively under-researched, particularly in wild populations. The authors investigated whether yawn and scratch contagion occurred in a wild group of Ecuadorian white-fronted capuchins (Cebus aequatorialis, N = 16) at La Hesperia Cloud Forest Reserve in Ecuador. They assessed whether scratching or yawning were more likely to occur after observing a conspecific (i.e., the trigger) scratching or yawning (i.e., triggering event) compared to a control condition. They further examined whether this effect was modulated by the (a) individual characteristics of the trigger and the partner (sex, age category, and social centrality), and (c) dyadic-level variables (sex and age similarity, social bond strength). Their results showed that the probability of scratching was significantly higher in individuals that observed the triggering event, as compared to individuals that did not observe it. However, scratch contagion was not modulated by any of the individual or dyadic predictors included in our models. No yawning events were recorded during the study period. These findings contribute to understanding scratch contagion in wild primates and underscore the need for further exploration of social factors influencing behavioral contagion
 
Contagion des Grattages versus Contagion de Bâillements
 
La contagion comportementale est répandue chez les espèces animales et serait susceptible de favoriser la cohésion sociale et la synchronisation au sein du groupe. Si la contagion du bâillement a fait l'objet de nombreuses études, celle du grattage reste relativement peu étudiée, en particulier chez les populations sauvages. Les auteurs ont cherché à déterminer si la contagion du bâillement et du grattage se produisait chez un groupe sauvage de capucins à front blanc (Cebus aequatorialis, N = 16) dans la réserve forestière de La Hesperia, en Équateur. Ils ont évalué si le fait de se gratter ou de bâiller était plus susceptible de se produire après avoir observé un congénère (c'est-à-dire le déclencheur) se gratter ou bâiller (c'est-à-dire l'événement déclencheur) par rapport à une condition de contrôle. Ils ont également examiné si cet effet était modulé par (a) les caractéristiques individuelles du déclencheur et du partenaire (sexe, catégorie d'âge et centralité sociale), et (c) les variables au niveau dyadique (similitude de sexe et d'âge, force du lien social). Les résultats ont montré que la probabilité de se gratter était significativement plus élevée chez les individus qui avaient observé l'événement déclencheur que chez ceux qui ne l'avaient pas observé. Cependant, la contagion du grattage n'était modulée par aucun des prédicteurs individuels ou dyadiques inclus dans nos modèles. Aucun bâillement n'a été enregistré pendant la période d'étude. Ces résultats contribuent à la compréhension de la contagion du grattage chez les primates sauvages et soulignent la nécessité d'explorer davantage les facteurs sociaux qui influencent la contagion comportementale.

Emotional and Physical Symptoms in Women with Peri-Orgasmic Phenomena
Streicher LF, Simon JA.
J Womens Health (Larchmt)
2025 Dec 22
 


Yawning as an peri-orgasmic phenomena
 
Objective: Peri-orgasmic phenomena are unusual physical or emotional responses experienced by some individuals in association with orgasm, but are not related to the normal physiology of an orgasm. The authors' objective was to survey a convenience sample of women who experience periorgasmic phenomena to determine the relative frequency of symptoms, the consistency with which they occur, and when they are more likely to occur (with a partner or during masturbation).
 
A total of 3,800 women viewed the video; 86 women (aged 18 years and over) who reported experiencing peri-orgasmic phenomena responded to the online survey. Of these women, 61% reported physical symptoms, including headache (33%), muscle weakness (24%), foot pain/tingling (19%), facial pain/itching/tingling (6%), sneezing (4%), yawning (3%), ear pain/other ear sensation (2%), and nose bleed (2%). Emotional symptoms were reported by 88% of women and included crying (63%), sadness or urge to cry with a positive sexual experience (43%), laughing (43%), and hallucinations (4%). More than half of respondents (52%) experienced more than one symptom, and 21% experienced both physical and emotional symptoms. While most (69%) women experienced these symptoms only sometimes with orgasm, 17% experienced them consistently with orgasm. The majority of respondents (51%) experienced symptoms exclusively with partnered sexual activity, 9% during masturbation, and 14% with the use of a vibrator. Conclusions: Peri-orgasmic phenomena encompass a wide range of physical and emotional symptoms. Although rarely reported, their awareness warrants further study to help reassure women that these phenomena are within the realm of a normal sexual response and to address their sexual health and well-being.
 
Le bäillement comme phénomène péri-orgasmique
 
Les phénomènes périorgasmiques sont des réactions physiques ou émotionnelles inhabituelles que certaines personnes ressentent en association avec l'orgasme, mais qui ne sont pas liées à la physiologie normale de l'orgasme. L'objectif des auteurs était d'étudier un échantillon de femmes qui ressentent des phénomènes périorgasmiques afin de déterminer la fréquence relative des symptômes, la régularité avec laquelle ils se produisent et les moments où ils sont plus susceptibles de se produire (avec un partenaire ou pendant la masturbation).
 
Au total, 3 800 femmes ont visionné la vidéo ; 86 femmes (âgées de 18 ans et plus) ayant déclaré avoir vécu des phénomènes péri-orgasmiques ont répondu à l'enquête en ligne. Parmi ces femmes, 61 % ont déclaré des symptômes physiques, notamment des maux de tête (33 %), une faiblesse musculaire (24 %), des douleurs/fourmillements dans les pieds (19 %), des douleurs/démangeaisons/fourmillements au niveau du visage (6 %), des éternuements (4 %), des bâillements (3 %), des douleurs/autres sensations au niveau des oreilles (2 %) et des saignements de nez (2 %). Des symptômes émotionnels ont été signalés par 88 % des femmes, notamment des pleurs (63 %), une tristesse ou une envie de pleurer malgré une expérience sexuelle positive (43 %), des rires (43 %) et des hallucinations (4 %). Plus de la moitié des répondantes (52 %) ont présenté plus d'un symptôme, et 21 % ont présenté à la fois des symptômes physiques et émotionnels. Si la plupart des femmes (69 %) n'ont présenté ces symptômes que de manière occasionnelle lors de l'orgasme, 17 % les ont présentés de manière systématique lors de l'orgasme. La majorité des répondantes (51 %) ont présenté ces symptômes exclusivement lors d'activités sexuelles avec un partenaire, 9 % lors de la masturbation et 14 % lors de l'utilisation d'un vibromasseur. Conclusions : Les phénomènes péri-orgasmiques englobent un large éventail de symptômes physiques et émotionnels. Bien qu'ils soient rarement signalés, leur connaissance justifie des études supplémentaires afin de rassurer les femmes sur le fait que ces phénomènes relèvent d'une réponse sexuelle normale et de répondre à leurs besoins en matière de santé et de bien-être sexuels.

Absence seizures with ictal yawning
in Rubinstein-Taybi syndrome
Bellido-Cuéllar S, Saiz-Díaz RA,
González de la Aleja J
Seizure
2025;135:1-3

Epilepsia with yawning

Rubinstein-Taybi syndrome (RSTS) is a rare neurodevelopmental disorder caused by pathogenic variants in CREBBP, which encode histone acetyltransferases functioning as epigenetic transcriptional co-regulators. It is characterized by distinctive dysmorphic features, intellectual disability, and frequent EEG abnormalities. Epilepsy is reported in 20&endash;25 % of patients, but seizure types are heterogeneous and the electroclinical spectrum remains incompletely defined.

Une épilepsie avec bâillements

Le syndrome de Rubinstein-Taybi (RSTS) est un trouble neurodéveloppemental rare causé par des variants pathogènes du gène CREBBP, qui code pour les histone acétyltransférases fonctionnant comme co-régulateurs épigénétiques de la transcription. Il se caractérise par des traits dysmorphiques distinctifs, une déficience intellectuelle et des anomalies fréquentes de l'EEG. Une épilepsie est rapportée chez 20 à 25 % des patients, mais les types de crises sont hétérogènes et le spectre électroclinique reste incomplètement défini [1].




Le bâillement, du réflexe à la pathologie
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
Le bâillement : phylogenèse, éthologie, nosogénie
 Le bâillement : un comportement universel
La parakinésie brachiale oscitante
Yawning: its cycle, its role
Warum gähnen wir ?
 
Fetal yawning assessed by 3D and 4D sonography
Le bâillement foetal
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Le bâillement foetal
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