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- Les signes prodromiques consistent, suivant
Mr Valleix, dans des sensations les plus
variées. Plusieurs contemporains
même ont presque nié l'aura.
Contrairement à l'opinion d'Esquirol et
de J. Copland, disent MM Fleury et Monneret,
on a vainement cherché ce
phénomène, que MM Bouchet et
Casauvieilh, à leur tour n'avoir jamais
remarqué. M Brierre de Boismont
déclare, enfin, avec Georget que
l'épileptique est rarement averti de ses
accès.
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- Cette opinion ne rejette pas seulement
l'aura dont M Herpin a
produit des faits directs, et dont nous
constatons nous-même plusieurs exemples;
elle répudie encore les signes
prodromiques, et nous paraît dès
lors trop absolue. La statistique lui donne
d'ailleurs un démenti concluant: treize
des malades de Herpin étaient avertis par
des sensations variées et près de
la moitié des nôtres, comme ceux
consignés dans M Beau, subissaient les
mêmes impressions.
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- Plusieurs problèmes se relient
à la question des prodrômes. Ces
signes appartiennent à une double
catégorie: les uns
éloignés, les autres
rapprochés des accès. On peut les
comprarer, non sans exactitude, aux
phénomènes précurseurs de
l'orage. La pesanteur de l'atmosphère,
une température suffocante et l'agitation
des nuées en sont la menace; elles le
font craindre. Les lueurs, qui sillonnent le
ciel, et les grondements électriques
annoncent qu'il est près
d'éclater. Ces deux gradadtions de
symptômes se retrouvent dans les
manifestations préparatoires de
l'épilepsie. Il y a, dans la
première, transformation pronostique;
dans la seconde, annonce d'une
réalisation immédiate.
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- La démarcation, il est vrai, est plus
facile à tracer théoriqument,
qu'en réalité. Quoi qu'il en soit,
pour ne pas les confondre, nous donnerons aux
premiers le nom de signes avant-coureurs, et aux
seconds celui de signes immédiats.
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- Presque toujours, c'est dans les
accès espacés qu'apparaissent les
signes avant-coureurs: certains
épileptiques ressentent en eux, plusieurs
heures, souvent même plusieurs jours
à l'avance, des troubles légers,
des inquiétudes nerveuses, des
changements fugitifs qu'ils sont exposés
à méconnaître d'abord, mais
bientôt l'expérience leur
révèle la vraie siginification:
ils préssentent que l'attaque est
prochaine, et très rarement ils
s'abusent.
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- Ces prodromes sont fort capricieux dans leur
manifestations. Des douleurs plus ou moins vives
à la tête, des vertiges, des
éblouissements de la pesanteur dans les
idées, des bâillements
réitérés, une tendance
au sommeil; parfois de l'exaltation, de la
tristesse ou de l'irritation, des visions
bizarres, de la divagation, de la
loquacité, du mutisme, de l'impatience,
de la colère; tels sont les
phénomènes multipliés,
incohérents et les plus oridnaires par
lesquels ils se produisent. Les autres fonctions
peuvent se trouver elles-mêmes plus ou
moins troublées: i y a fréquemment
perte d'appétit, dégoûts
pour les aliments, nausées, vomissements.
L'accès semble, pour quelques-uns, la
crise d'une sorte d'intermittence
fébrile; d'autres éprouvent des
douleurs érratiques, des convulsions, des
secousses nerveuses, des uffocations, des
palpitations, des syncopes, des
défaillances. les nuits sont
agitées de rêves pénibles,
et privées de sommeil. Le visage
s'empourpre d'une forte teinte rouge, ou s
edécolore sensiblement. Les urines ont la
pâleur de celles des hystériques;
d'épuisantes pollutions surviennent; le
dos a des roideurs inaccoutumées. Il
serait, du reste, fort difficile et sans grand
intérêt de faire connaître
les variétés infinies de ces
accidents précurseurs, qui peuvent
affecter tous les organes, sans se localiser
dans aucun. Le malade sent un mystérieux
travail se faire en lui: il comprend que la
nature prépare quelque chose, bien qu'il
n'existe point de lien immédiatement
saisissable entre ce trouble morbide et la
déclaration de l'accès.
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Louis
(Jean François) DELASIAUVE
- Garennes (Eure) 14 octobre 1804 / Paris 5
juin 1893
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- Docteur en médecine à Paris en
1830, Médecin à la
Salpêtrière, puis de l'asile de
Bicêtre. Fondateur du Journal de
médecine mentale. S'occupa des
épileptiques et des enfants
arriérés comme son ami et
condisciple Bourneville.
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- Louis
Delasiauve
(1804-1893)
arrived at the following
classification:
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- "1. Essential
or idiopathic epilepsy, manifesting
itself merely in functional
deviations, without lesion,
corresponding to simple nervous
afflictions and, in a word,
constituting a veritable neurosis.
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- 2.
Symptomatic epilepsy, belonging to a
more or less appreciable cerebral
lesion, the convulsive spasm being
here the symptom and not the
disease.
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- 3. Finally a
third epilepsy, called sympathetic,
produced by the irradiation of
abnormal impressions which can have
their seat in all parts of the body
except the brain or its appendages."
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- In this
scheme, symptomatic and sympathetic
epilepsy were considered on a par
with idiopathic epilepsy, all three
forms constituting
"epilepsy."
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- Owsei Temkin was professor of
the history of medicine at Johns
Hopkins University and former
director of the Johns Hopkins
Institute of the History of
Medicine
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- The
falling
sickness:
- a history of
epilepsy from the greeks to the
beginnings of modern
neurology
- The
Johns Hopkins press, Baltimore
1945-1971

- Owsei
Temkin
(1902-2002)
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- Owsei
Temkin presents the history
of epilepsy in Western civilization
from ancient times to the beginnings
of modern neurology. First published
in 1945 and thoroughly revised in
1971, this classic work by one of
the history of medicine's most
eminent scholars now returns to
print in a new softcover
edition.
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- "A JAMA reviewer hailed the 1945
first edition of The Falling
Sickness as a reference work with
'no historical rival' which
'occupies a seperate shelf in the
reviewer's Library of Fame.' A
revised second edition, published in
1971, increased the bibliography
from a hefty 706 references to a
weighty 1120. The number of
footnotes, many in French, Latin, or
Greek, multiplied from 1721 to 2073!
The review of the second edition
deemed Tempkin's intensely
researched and well-organized
historical work 'magnificient'.
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