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Biographies de neurologues
 
Nouvelle Iconographie de La Salpêtrière
 
 L'histoire des neurosciences à La Pitié et à La Salpêtrière J Poirier
The history of neurosciences at La Pitié and La Salpêtrière J Poirier 
 

mise à jour du
11 août 2005
1854
Traité de l'épilepsie
Louis Delasiauve
Garennes (Eure) 14 octobre 1804 - Paris 5 juin 1893

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delasiauve 
page 42 -46
 
Les signes prodromiques consistent, suivant Mr Valleix, dans des sensations les plus variées. Plusieurs contemporains même ont presque nié l'aura. Contrairement à l'opinion d'Esquirol et de J. Copland, disent MM Fleury et Monneret, on a vainement cherché ce phénomène, que MM Bouchet et Casauvieilh, à leur tour n'avoir jamais remarqué. M Brierre de Boismont déclare, enfin, avec Georget que l'épileptique est rarement averti de ses accès.
 
Cette opinion ne rejette pas seulement l'aura dont M Herpin a produit des faits directs, et dont nous constatons nous-même plusieurs exemples; elle répudie encore les signes prodromiques, et nous paraît dès lors trop absolue. La statistique lui donne d'ailleurs un démenti concluant: treize des malades de Herpin étaient avertis par des sensations variées et près de la moitié des nôtres, comme ceux consignés dans M Beau, subissaient les mêmes impressions.
 
Plusieurs problèmes se relient à la question des prodrômes. Ces signes appartiennent à une double catégorie: les uns éloignés, les autres rapprochés des accès. On peut les comprarer, non sans exactitude, aux phénomènes précurseurs de l'orage. La pesanteur de l'atmosphère, une température suffocante et l'agitation des nuées en sont la menace; elles le font craindre. Les lueurs, qui sillonnent le ciel, et les grondements électriques annoncent qu'il est près d'éclater. Ces deux gradadtions de symptômes se retrouvent dans les manifestations préparatoires de l'épilepsie. Il y a, dans la première, transformation pronostique; dans la seconde, annonce d'une réalisation immédiate.
 
La démarcation, il est vrai, est plus facile à tracer théoriqument, qu'en réalité. Quoi qu'il en soit, pour ne pas les confondre, nous donnerons aux premiers le nom de signes avant-coureurs, et aux seconds celui de signes immédiats.
 
Presque toujours, c'est dans les accès espacés qu'apparaissent les signes avant-coureurs: certains épileptiques ressentent en eux, plusieurs heures, souvent même plusieurs jours à l'avance, des troubles légers, des inquiétudes nerveuses, des changements fugitifs qu'ils sont exposés à méconnaître d'abord, mais bientôt l'expérience leur révèle la vraie siginification: ils préssentent que l'attaque est prochaine, et très rarement ils s'abusent.
 
Ces prodromes sont fort capricieux dans leur manifestations. Des douleurs plus ou moins vives à la tête, des vertiges, des éblouissements de la pesanteur dans les idées, des bâillements réitérés, une tendance au sommeil; parfois de l'exaltation, de la tristesse ou de l'irritation, des visions bizarres, de la divagation, de la loquacité, du mutisme, de l'impatience, de la colère; tels sont les phénomènes multipliés, incohérents et les plus oridnaires par lesquels ils se produisent. Les autres fonctions peuvent se trouver elles-mêmes plus ou moins troublées: i y a fréquemment perte d'appétit, dégoûts pour les aliments, nausées, vomissements. L'accès semble, pour quelques-uns, la crise d'une sorte d'intermittence fébrile; d'autres éprouvent des douleurs érratiques, des convulsions, des secousses nerveuses, des uffocations, des palpitations, des syncopes, des défaillances. les nuits sont agitées de rêves pénibles, et privées de sommeil. Le visage s'empourpre d'une forte teinte rouge, ou s edécolore sensiblement. Les urines ont la pâleur de celles des hystériques; d'épuisantes pollutions surviennent; le dos a des roideurs inaccoutumées. Il serait, du reste, fort difficile et sans grand intérêt de faire connaître les variétés infinies de ces accidents précurseurs, qui peuvent affecter tous les organes, sans se localiser dans aucun. Le malade sent un mystérieux travail se faire en lui: il comprend que la nature prépare quelque chose, bien qu'il n'existe point de lien immédiatement saisissable entre ce trouble morbide et la déclaration de l'accès.
 

Louis (Jean François) DELASIAUVE
Garennes (Eure) 14 octobre 1804 / Paris 5 juin 1893
 
Docteur en médecine à Paris en 1830, Médecin à la Salpêtrière, puis de l'asile de Bicêtre. Fondateur du Journal de médecine mentale. S'occupa des épileptiques et des enfants arriérés comme son ami et condisciple Bourneville.
 
 
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Louis Delasiauve (1804-1893) arrived at the following classification:
 
"1. Essential or idiopathic epilepsy, manifesting itself merely in functional deviations, without lesion, corresponding to simple nervous afflictions and, in a word, constituting a veritable neurosis.
 
2. Symptomatic epilepsy, belonging to a more or less appreciable cerebral lesion, the convulsive spasm being here the symptom and not the disease.
 
3. Finally a third epilepsy, called sympathetic, produced by the irradiation of abnormal impressions which can have their seat in all parts of the body except the brain or its appendages."
 
In this scheme, symptomatic and sympathetic epilepsy were considered on a par with idiopathic epilepsy, all three forms constituting "epilepsy."
 
temkin
Owsei Temkin was professor of the history of medicine at Johns Hopkins University and former director of the Johns Hopkins Institute of the History of Medicine
The falling sickness:
a history of epilepsy from the greeks to the beginnings of modern neurology
The Johns Hopkins press, Baltimore 1945-1971
temkin
Owsei Temkin (1902-2002)
 
Owsei Temkin presents the history of epilepsy in Western civilization from ancient times to the beginnings of modern neurology. First published in 1945 and thoroughly revised in 1971, this classic work by one of the history of medicine's most eminent scholars now returns to print in a new softcover edition.
 
"A JAMA reviewer hailed the 1945 first edition of The Falling Sickness as a reference work with 'no historical rival' which 'occupies a seperate shelf in the reviewer's Library of Fame.' A revised second edition, published in 1971, increased the bibliography from a hefty 706 references to a weighty 1120. The number of footnotes, many in French, Latin, or Greek, multiplied from 1721 to 2073! The review of the second edition deemed Tempkin's intensely researched and well-organized historical work 'magnificient'.