resolutionmini
 
Biographies de neurologues
 
Nouvelle Iconographie de La Salpêtrière
 
 L'histoire des neurosciences à La Pitié et à La Salpêtrière J Poirier
The history of neurosciences at La Pitié and La Salpêtrière J Poirier 
 

mise à jour du
31 juillet 2005
Adrien Delahaye
et Emile Lecrosnier Ed
Paris 1881
Paul Richer
17/01/1849 - Chartres - 17/12/1933 - Paris
Etudes cliniques sur l'hystéro-épilepsie
ou grande hystérie

logo

 paul richerpaul richer
 
L'attaque d'hystéro-épilepsie, ou grande attaque d'hystérie, ne surprend pas; elle est toujours précédée quelquefois pendant plusieurs jours, d'un cortège de phénomènes permettant aux malades le moment où elles vont tomber en attaque. Ces signes précurseurs sont nombreux et variés; ils trahissent le trouble de l'économie tout entière et l'on peut dire qu'aucun des grands appareils n'en est exempt.
 
Dans la description qui va suivre, j'étudierai ces troubles variés dans l'ordre suivant:
 
1°) les troubles psychiques et les hallucinations
2°) les troubles des fonctions organiques
3°) les troubles de la motilité
4°) les troubles de la sensibilité
 
 
2°) les troubles des fonctions organiques
 
les troubles des fonctions digestives
troubles des sécrétions
troubles respiratoires
 
Les troubles de la respiration ne consistent le plus souvent qu'en oppression constante, plus ou moins accusée. Les malades sentent le besoin de prendre de l'air.
 
Cependant le spasme du larynx fait partie des phénomènes convulsifs qui se montrent souvent par accès les jours qui précèdent l'attaque. Le hoquet, le rire rentrent dans la même catégorie.
 
Au dire de Piorry, certaines femmes sont averties de leurs attaques prochaines par une petite toux laryngienne évidemment spasmodique.
 
La perte de la voix, les cris variés d'animaux, l'engastrimythisme, qui s'observent le plus souvent à l'état épidémique, se rencontrent plus fréquemment en dehors des attaques et alternent avec elles.
 
C'est ici le lieu de citer les bâillements des hystériques.
 
paul richer
paul richer
Anatomiste et physiologiste. Titulaire de la chaire d'anatomie artistique de l'Ecole de Beaux Arts (1903). Membre libre de l'Académie de médecine(1898). Président de la Société française d'histoire de la médecine (1907-08)